Algérie : Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat, selon l’agence de presse publique APS

Abdelaziz Bouteflika s’est retiré de la course présidentielle et a reporté l’élection programmée pour le 18 avril, a annoncé la présidence algérienne. Peu après, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a présenté sa démission.

Le Président sortant algérien Abdelaziz Bouteflika a reporté la présidentielle prévue le 18 avril et a annoncé sa décision de ne pas briguer un cinquième mandat, a annoncé lundi la présidence du pays.

Le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a présenté sa démission peu après l’annonce du retrait de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, a indiqué l’agence officielle Algérie Presse Service (APS).

Un remaniement ministériel aura lieu tout prochainement, d’après un communiqué de la présidence.

Le 9 mars, le site d’information Tout sur l’Algérie a déjà évoqué la possibilité du report de la présidentielle de 10 à 12 mois en réaction à une vague de mobilisation contre le cinquième mandat de M.Bouteflika.

Le Président Bouteflika est rentré dimanche en Algérie, deux semaines après avoir été hospitalisé à Genève.

Détails à suivre…

Source: Sputnik

Qui sont les candidats face à Abdelaziz Bouteflika ?

Ali Ghediri

Ce général à la retraite, sans parti, ni passé militant connu, a débarqué sur la scène politique fin 2018 en promettant « le changement ». Ali Ghediri a remis son dossier de candidature au Conseil constitutionnel dimanche et soutient les manifestations hostiles à un cinquième mandat du président algérien. « Le peuple algérien vient de faire montre de maturité et de prouver qu’il est apte à exercer ses droits démocratiques comme tous les peuples civilisés dans le monde, et à être au rendez-vous de l’histoire », a-t-il déclaré sur sa page Facebook.

Abdelaziz Belaïd

Agé de 55 ans, ce transfuge du Front de libération nationale (le parti d’Abdelaziz Bouteflika) a créé en 2012 le Front Al-Moustakbel. Abdelaziz Belaid se présente comme « l’alternative ». A l’élection présidentielle de 2014, il avait recueilli 3% des voix. Dans une interview au quotidien El Watanil compare le processus électoral à « une machine de fraude ». « Même au niveau des consulats, des pressions sont exercées sur nos ressortissants pour qu’ils accordent leurs signatures au président sortant », accuse-t-il.

Rachid Nekkaz

L’homme d’affaires Rachid Nekkaz est omniprésent sur les réseaux sociaux et il draine des foules de jeunes enthousiastes. Né en France, cet homme de 47 ans est diplômé de philosophie à la Sorbonne. Il a fait fortune dans les nouvelles technologies et l’immobilier. Il est connu en France pour régler les amendes dressées pour port de niqab. Des doutes planent sur sa candidature car il pourrait ne pas remplir les conditions d’éligibilité. « Il ne peut être élu puisqu’il est empêché par deux articles de la Constitution. D’abord parce que son épouse est étrangère, ensuite parce qu’il n’a pas vécu dix ans en continu en Algérie », explique ainsi le politologue Naoufel Brahimi El Mili.

Quatre autres petits candidats

Parmi les autres dossiers déposés, figurent également Mahfoud Adoul, le président du Parti de la victoire nationale ; Abdelkader Bengrina, ancien ministre du Tourisme et président du Mouvement El-Bina ; Ali Zeghdoud, le président du Rassemblement algérien ; et le candidat indépendant Abdelhakim Hamadi. Ces deux derniers sont quasiment inconnus du grand public.

Source : francetvinfo

 

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