Un sociologue néerlandais: « Aucun pays occidental n’a réussi à intégrer avec succès les musulmans »

Sur la base de ses 20 années d’études sur l’intégration et l’assimilation, le professeur néerlandais en sociologie, Ruud Koopmans, en est venu à la conclusion qu’il ne peut désigner aucun pays occidental ayant réussi à intégrer les musulmans.

Les pays musulmans font pire que le reste du monde et les musulmans sont plus difficiles à intégrer que tout autre groupe. La racine du problème doit être trouvée dans l’islam, écrit le chercheur en migration Ruud Koopmans dans un nouveau livre.

Berlingske

« Quiconque prend les faits et les données au sérieux voit qu’il est indéniable que les musulmans sont bien pires en matière d’intégration que les autres groupes d’immigrants. Il ne fait aucun doute non plus que dans la plupart des autres groupes d’immigrants, nous constatons de grands progrès d’une génération à l’autre. Bien qu’il ne soit pas complètement absent chez les musulmans, le changement est beaucoup plus lent », a déclaré Koopmans à Berlingske (2).

Berlingske

Lorsque Kenneth Kristensen Berth du Parti du peuple danois, lors d’un débat au Folketing, a déclaré qu’il était impossible d’intégrer les musulmans, il a été immédiatement accusé de déclarations racistes. Pourtant il disait vrai (2).

  • N’y a-t-il pas de pays d’Europe occidentale où l’intégration des immigrés musulmans a été réussie ?
  • N’y a-t-il pas d’exemples brillants et de belles histoires qui nous donnent une raison d’espérer une intégration sans bruit du grand groupe musulman ?

« Non », répond Ruud Koopmans, qui effectue des recherches sur l’intégration et l’assimilation parmi les musulmans européens depuis plus de 20 ans. Il vient de publier le livre à propos de la crise du monde islamique « Maison délabrée de l’islam » (lien ci-dessous).

Sur la base de ses 20 années d’études sur l’intégration et l’assimilation, Ruud Koopmans, professeur de sociologie, est arrivé à la conclusion que les musulmans sont plus difficiles à intégrer que les autres groupes de migrants, et qu’aucun pays occidental n’a réussi à intégrer les musulmans avec succès.

Environ 65 % des musulmans turcs et marocains de six pays européens considèrent que les règles religieuses sont plus importantes que la loi laïque du pays où ils vivent, précise le professeur.

Les musulmans se considèrent comme distincts des autres groupes non musulmans et s’abstiennent de toute interaction à grande échelle avec ceux qui ne font pas partie de leur religion.

L’interprétation fondamentaliste du Coran, qui prévaut parmi les musulmans, les empêche de s’intégrer dans les pays occidentaux.

Et comme jusqu’à 50 % des musulmans d’Europe ont des convictions fondamentalistes, l’intégration ne se fait pas. En revanche, la proportion de fondamentalistes parmi les chrétiens est beaucoup plus faible, à moins de 4 %, selon les données de Koopmans.

« Je constate que le monde islamique est à la traîne par rapport au reste du monde en ce qui concerne la démocratie, les droits de l’homme et le développement politique et économique », dit M. Koopmans à Berlingske, en attribuant cette situation à des vues conservatrices sur le rôle des femmes, au faible investissement dans l’éducation des enfants et à la propagande intégriste.

« Le principal problème est de savoir combien de musulmans et, à l’échelle mondiale, combien de pays musulmans interprètent l’islam d’une manière qui prétend essentiellement que le Coran et la Sunna doivent être pris au pied de la lettre, et que la façon dont le Prophète vivait au 7e siècle doit être le critère de la façon dont les musulmans doivent vivre au 21e siècle.

Une telle forme d’islam est, premièrement, une menace pour la paix dans le monde. Deuxièmement, cela empêche l’intégration », a conclu M. Koopmans.

Qui est ce courageux professeur atypique ?

Selon sa fiche Wikipedia (3), Ruud Koopmans a étudié à l’Université de Wageningen et en sciences politiques à l’Université d’Amsterdam, où il a soutenu en 1992 sa thèse sur la démocratie par le bas, les nouveaux mouvements sociaux et le système politique en Allemagne de l’Ouest.

  • De 1994 à 2004, il était employé au Wissenschaftszentrum Berlin für Sozialforschung (WZB).
  • De 2003 à 2010, il a été professeur de sociologie à la Vrije Universiteit Amsterdam.
  • Depuis 2007, il dirige le département des migrations, de l’intégration et de la transnationalisation de la WZB à Berlin.
  • En 2013, il était professeur de sociologie et de migration à l’Institut des sciences sociales de l’Université Humboldt, et il a décrit la politique d’Angela Merkel en matière de réfugiés comme un « échec absolu ».
  • En juin 2017, son livre « assimilation ou multiculturalisme ? Termes d’une intégration réussie » (LIT-Verlag), offre un aperçu en langue allemande des résultats de ses recherches. Il a également publié des articles sur les mouvements sociaux, l’extrémisme de droite et l’intégration européenne, en plus des migrations et de l’intégration. Il est l’un des sociologues européens les plus cités en langue allemande et néerlandais.
Lire aussi:  L’Église catholique belge a diffusé un appel à la prière islamique lors du «concert de la paix»
Dimension politique de l’islam

Un élément essentiel manque selon moi à l’analyse du bon et courageux professeur : l’intention. Peut-être me trompé-je, mais je ressens que le concept d’intention (intent) est fortement présent dans ma réflexion politique, moins dans les analyses que je croise. Aussi le professeur ne regarde l’intégration que dans sa dimension sociale, pas dans sa dimension politique. Il ne se pose pas la question : « que font-ils là. Pourquoi les musulmans ont-ils étendu leur présence partout en Europe. »

Si comme il le dit, et nous le constatons, beaucoup de musulmans interprètent le Coran au pied de la lettre, le message central de l’islam est de coloniser le monde pour créer un Califat, pour que l’islam règne sur la terre. Je ne vois pas d’autre motif à ce que je vois de loin comme une invasion en cours, et je constate que l’interdiction généralement faite et fortement réprimée de le dire donne une indication qu’il s’agit d’une situation préoccupante.

Si l’immigration massive était économique, les musulmans migreraient dans les riches pays du Golfe où leur désir de rester proches de leur culture et de leur tradition religieuse serait encouragée.

Et quoi constate-t-on ? Qu’ils n’émigrent pas dans les pays du Golfe même lorsqu’ils sont sunnites, même lorsqu’ils sont en danger, et même lorsqu’ils fuient des pays voisins. Ils préfèrent le risque d’une traversée dangereuse et coûteuse en Méditerranée. Ce n’est pas logique. Et à écouter les propos des militants comme les Indigènes de la République, les musulmans sont oppressés, terrorisés, maltraités, victimes d’islamophobie et de discrimination. Pourquoi alors choisissent-ils ce sort misérable ?

Lire aussi:  Le Dalaï-Lama : « L’Europe appartient aux Européens. Les migrants devront retourner dans leur pays »

Plus illogique encore, les pays du Golfe sont contraints d’importer des millions de travailleurs étrangers pour construire les infrastructures du pays. Pourquoi ne font-ils pas appel aux Algériens, aux Marocains et aux Tunisiens qui veulent quitter le pays pour un avenir meilleur, ni aux Libyens, Irakiens, Yéménites et Syriens qui fuient la guerre ?

Cela fait beaucoup d’anomalies et d’incohérences, à moins bien-sûr de regarder cette immigration sous l’angle des obligations contenues dans le Coran. Là, tout devient soudain plus logique.

Pour moi, nier l’invasion est de la propagande, de la peur ou de l’aveuglement volontaire. Mais encore une fois, peut-être me trompé-je. Glissez moi un mot pour me dire ce que vous en pensez.

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

[1] Ruud_Koop_mans

[2] Berlingske

[3] Wikipedia

 

Laisser un commentaire

shares
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com