L’Alliance pour la liberté d’expression demande des comptes à Google

La Free Speech Alliance (FSA), une coalition de plus de 40 organisations conservatrices, a publié mercredi dernier une déclaration en réponse aux rapports selon lesquels Google met sur ses « listes noires » des sites d’actualités et d’opinion conservateurs – empêchant ces sites d’apparaître dans les résultats de recherche.

Comme l’a rapporté le Daily Caller, l’équipe Trust and Safety de Google a manipulé manuellement diverses fonctions de recherche pour exclure un certain nombre de sites Web conservateurs, notamment l’American Spectator, Gateway Pundit, Conservative Tribune, Dreuz.info et d’autres.

La déclaration de la FSA :

« Il n’est pas surprenant que Google, et le reste de la Silicon Valley, soit biaisé contre la droite. Nous avons vu les rapports exposant le leadership de Google comme gauchiste et anti-conservateur.

Cela va au-delà des préjugés.

Google censure activement l’opinion conservatrice sur Internet.

Google est le moteur de recherche le plus utilisé au monde. Il sert de gardien de l’accès à toute l’information en ligne. On ne saurait trop insister sur le pouvoir d’influence de Google sur la pensée publique.

Si l’accès du public à des opinions divergentes est limité ou carrément interdit, nous ne vivrons plus dans une société où le discours ouvert est une option.

Lorsqu’on a demandé, lors d’une audition au Congrès, si son entreprise avait manipulé les résultats de ses recherches, le PDG de Google, Sundar Pichai, l’a démenti sans équivoque.

Nous savons maintenant qu’il a menti.

Google et Pichai doivent non seulement une explication au Congrès, mais aussi au public américain. Nous exigeons une transparence totale.

Cet abus de pouvoir trompeur ne peut rester impuni. Si Google n’est pas tenu responsable, nous allons tous perdre, libéraux et conservateurs. »

Lire aussi:  Les eurodéputés adoptent la réforme du droit d'auteur, une menace pour la liberté d'expression

Christian Larnet pour Dreuz.info.

La Free Speech Alliance (FSA) est une coalition composée de plus de 40 organisations conservatrices, chacune engagée dans la lutte contre la censure des voix conservatrices sur les principales plateformes de médias sociaux. La FSA est dirigée par le Media Research Center, un organisme conservateur de surveillance des médias qui, depuis plus de 30 ans, identifie et expose les préjugés des médias.

Tous les prétextes à la censure sont bons

Ndlr : Le 18 mars 2019, Google suspendait les publicités sur alter INFO, prétextant un soi-disant cas de non-respect des règles pour les éditeurs, nous accusant de cliquer nous-même à répétition (spam) sur nos propres publicités.

Nous avons informé le moteur de recherche que nous ne nous sommes jamais exercé à ce genre de pratique et que nous relevions une décision arbitraire et injustifiée de leur part.

Nous avons également demandé à ce qu’ils nous fassent parvenir toutes les preuves et statistiques sur cette accusation, incluant les adresses IP des spammeurs et toutes les informations qu’ils pouvaient nous transmettre à ce sujet.

A ce jour, nous n’avons toujours pas reçu de réponse de leur part…

Nous avons donc été censuré sans préavis, sans aucun avertissement, ce qui constitue une violation des règles d’usage.

Dès lors, nous n’avons plus aucun doute quant aux méthodes inqualifiables auxquelles s’adonne Google quand il s’agit de censurer un site qui ne répond pas politiquement à leurs attentes.

Fabrice Drapel

 

 

Une pensée sur “L’Alliance pour la liberté d’expression demande des comptes à Google

  • 14 avril 2019 à 14 h 19 min
    Permalink

    À sa création, le réseau de communication Internet se présentait comme un moyen idéal de partage des connaissances, accessible à tous. Il s’est aussitôt révélé comme un espace privilégié d’échanges et d’information. Mais depuis, l’extension de son utilisation et de ses capacités a éveillé des intérêts bien moins nobles. Internet est devenu un marché fleurissant et des criminels et escrocs de tous genres ont rapidement vu les avantages qu’ils pouvaient en tirer. Le détournement des données personnelles à des fins commerciales par des services populaires comme Facebook ou Google confirme si besoin était que toutes nos données numériques sont archivées et surveillées. Est-ce la fin de la liberté sur Internet ? Ou le retour contraint à l’autocensure ? Ou un changement radical de sa finalité ?

    Répondre

Laisser un commentaire

shares
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
%d blogueurs aiment cette page :