Syrie : fausse opération au gaz toxique en préparation ? (Vidéos)

L’offensive syrienne contre Idlib, la dernière province tenue par des rebelles et des terroristes, bat son plein. Cela signifierait la fin de la guerre en Syrie, qui dure depuis 2011.

Au début celle-ci a commencé comme une guerre civile et s’est ensuite transformée en une guerre acharnée contre l’alliance terroriste EI, également connue sous le nom d’ISIS. Comme cette guerre a presque pris fin avec l’intervention de la Russie, des tentatives sont faites pour fabriquer des raisons pour une intervention directe de l’Occident. Au moyen des médias principaux, l’objectif est de rendre les peuples prêts à la guerre.

La Syrie a donc été accusée à plusieurs reprises d’utiliser des armes interdites comme les bombes baril et les gaz toxiques. Les seules prétendues preuves sont parvenues de l’« Observatoire syrien des droits de l’homme » et des white helmets (les « Casques blancs »). Ces deux sources d’information ont été convaincues à plusieurs reprises de fausses déclarations.

Le « gaz toxique en Syrie » joue le même rôle que les « couveuses et les armes de destruction massive en Irak », pour lesquels aucune preuve n’a été trouvée par la suite. Les rumeurs se sont transformées en allégations factuelles, comme plus tard en Libye. Ce sont toujours des « organisations non gouvernementales » comme Amnesty International, Human Rights Watch ou des fondations politiques allemandes qui ont intensément préparé la guerre avec des mensonges en apparence acceptables.

Cette fois-ci, les acteurs présentés en première ligne sont les « Casques blancs », une organisation soi-disant de protection civile spécialisée dans le court métrage, probablement alliée du front terroriste Al-Nosra. Il est intéressant de noter ce lien dans la mesure où la Syrie et la Russie préviennent depuis des semaines qu’elles ont des indices selon lesquels des combattants armés du front d’Al-Nosra préparent une attaque sous faux pavillon avec des armes chimiques. L’armée a constaté qu’on a acheminé dans la zone, du gaz chloré et des activistes des casques blancs.

Un autre témoin est le sénateur américain Richard Black, qui a récemment déclaré à Al Mayadeen qu’il savait depuis quatre semaines qu’il y aurait une action sous faux pavillon avec des armes chimiques contrôlée par le MI6. Qu’est-ce que le service secret britannique MI6 a à voir avec ça ? « Les “casques blancs”, explique l’expert tchèque du Moyen-Orient, Peter Markvart, sont le bras propagandiste en Syrie du service secret britannique MI6 ». C’est donc ici que la boucle est bouclée.

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Il semble que les services secrets, les organisations terroristes et les organisations de défense des droits de l’homme travaillent main dans la main pour justifier la guerre. En effet, si une nouvelle « attaque à l’arme chimique » vient à avoir lieu, on ne cherchera probablement pas longtemps le coupable : l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a récemment souligné à plusieurs reprises que pour le gouvernement américain des preuves ne jouaient aucun rôle.

Ainsi, il y a deux mois, elle déclarait que « toutes les attaques futures (avec des armes chimiques) contre le peuple syrien seront attribuées à Assad, ainsi qu’à la Russie et à l’Iran, qui l’aident à tuer son peuple ». La semaine dernière, elle a ajouté : « Quand des armes chimiques sont utilisées, on sait qui l’a fait. »

Le ministère allemand de la Défense examine actuellement s’il s’engagera militairement dans une « attaque de représailles » pour soutenir les militaires américains, britanniques et français si le régime d’Assad utilisait des gaz toxiques.

Conclusion : En Syrie, une opération sous faux pavillon avec du gaz toxique est apparemment en cours d’élaboration et l’alliance de ceux qui veulent la guerre est presque prête. Actuellement, on ne peut donc plus qu’informer la population occidentale pour qu’elle se défende contre les médias qui poussent à la guerre et qu’elle proteste vigoureusement contre l’expansion de la guerre syrienne avec toutes ses conséquences.

Un spécialiste de la Syrie explique les arrière-plans de l’attaque au gaz…

L’expert allemand en géopolitique et spécialiste de la Syrie, le professeur Günter Meyer, de l’Université de Mayence, a eu quelques minutes pour présenter sa façon de voir l’attaque au gaz toxique dans le Magazine de la mi-journée de la chaîne ARD le 10 avril.

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Les principaux médias ont laissé la parole aux deux parties afin de paraître impartiaux et crédibles. En y regardant de plus près, ils s’avèrent être des médias bellicistes et non neutres. Contrairement au ton général du programme, le professeur Meyer a résumé comme suit les résultats de ses recherches dans le magazine ARD de la mi-journée :

Tous les films horribles et affreux que nous avons vus depuis dimanche au sujet de l’utilisation présumée d’armes chimiques à Douma ont été faits par les Casques Blancs. Une organisation dite de protection civile financée avec bien plus de 100 millions d’euros par l’Angleterre et les Etats-Unis. Elle a reçu le prix Nobel alternatif et s’est bâti une image qui semble crédible. Mais l’objectif principal est en fait de mettre en scène de telles choses et de les utiliser à des fins de propagande contre le régime d’Assad.

Wisnewski : Comment on entraîne des enfants à jouer les victimes des gaz toxiques

Gerhard Wisnewski est un auteur allemand de livres et de films et il est connu pour son journalisme d’investigation. Il a l’œil pour voir les incohérences dans les reportages des médias principaux et il sait comment les rendre compréhensibles même pour les profanes.

En avril 2018, il a analysé dans deux vidéos les présumées preuves des attaques au gaz toxique de l’armée syrienne contre la population civile. Il explique la facilité avec laquelle des scènes de sauvetage peuvent être mises en scène après des attaques présumées et comment elles l’ont été.

Ce sont donc les attaques au gaz toxique… les victimes du gaz toxique qui nous sont constamment montrées à la télévision, et YouTube en est rempli. Voyons maintenant comment de telles vidéos ont pu être réalisées et dans quelles conditions.

Source kla.tv  www.wisnewski.ch

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