France: Les “no-go zones” au cœur des grandes villes

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En janvier 2015, une semaine après l’attaque de Charlie Hebdo, la chaîne de télévision américaine Fox News avait créé un scandale en France en affirmant que des “no-go zones” (zones interdites) islamiques étaient établies au cœur de Paris.

Pour les médias français, l’existence de zones interdites – où les non-musulmans sont importuns et la loi islamique, la charia, prévaut – au cœur de la capitale était un pur non-sens, une horrible “fake news”. La maire de Paris, Anne Hidalgo, avait déclaré qu’elle envisageait de poursuivre Fox News et que “l’honneur de Paris” était en jeu.

Nolan Peterson, expert pour Fox News, présente les “no-go zones”

En mai 2017, toutefois, le ton avait changé. Le quotidien français Le Parisien a révélé qu’en réalité, les zones interdites se situent au cœur de la capitale. Il semble notamment que le quartier de Chapelle-Pajol, à l’est de Paris, soit devenu une no-go zone:

  • « Plusieurs centaines de mètres carrés de trottoir sont réservés aux hommes; les femmes ne sont plus considérées comme la bienvenue. Les cafés, bars et restaurants leur sont interdits, de même que les trottoirs, la station de métro et les places publiques. »- Le Parisien.
  • « Depuis plus d’un an, le quartier de Chapelle-Pajol (10ème au 18ème arrondissements) a complètement changé de visage: des groupes de dizaines d’hommes solitaires, de vendeurs ambulants, d’étrangers, de migrants et de passeurs harcèlent les femmes et tiennent la rue. » – Le Parisien.

Des centaines de migrants musulmans et de trafiquants de drogue envahissent les rues et harcèlent les femmes pour avoir porté ce que beaucoup de ces migrants considèrent comme des vêtements impudiques:

  • Natalie, une résidente parisienne âgée de 50 ans, a déclaré: “L’atmosphère est angoissante, au point de devoir modifier nos itinéraires et nos vêtements. Certaines [femmes] ont même renoncé à sortir.”
  • Aurélie, âgée de 38 ans, vit à Paris depuis 15 ans. Elle a déclaré que le café-bar situé en dessous de son appartement était un endroit agréable mais qu’il était devenu un établissement exclusivement masculin. “J’entends beaucoup de remarques et d’insultes quand je passe, surtout depuis qu’ils boivent beaucoup”, a-t-elle déclaré.
  • Une femme de 80 ans ne sort presque plus de son appartement après avoir été agressée sexuellement un jour, alors qu’elle rentrait chez elle. Elle dit qu’une femme subit un déluge d’injures et d’insultes simplement en se tenant à sa fenêtre.
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Aujourd’hui, Anne Hidalgo ne parle plus de poursuivre les médias pour avoir diffamé l’honneur de Paris. Elle a même déclaré que ce problème de sécurité avait été “identifié depuis plusieurs semaines” et a proposé de lancer un processus pour lutter contre la discrimination à l’égard des femmes, soutenu par un “groupe local de traitement de la délinquance”. Une initiative un peu creuse dont on a vu ni les effets, ni les résultats! La “novlangue” orwellienne habituelle qui suscita nombre de moqueries et d’indignations sur les réseaux sociaux.

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La seule mention des zones interdites en France était, jusqu’à récemment, un sujet tabou. Le fait d’en parler était considéré comme “raciste” ou “islamophobe” – la plupart du temps les deux. En mai 2016, Patrick Kanner, ministre français des Zones urbaines, harcelé par des journalistes, a finalement reconnu la vérité: “Nous connaissons aujourd’hui une centaine de quartiers en France qui présentent des similitudes potentielles avec ce qui s’est passé à Molenbeek.” Il faisait allusion au quartier infâme de Bruxelles, sous le contrôle des salafistes, qui est devenu l’épicentre du djihad en Europe.

Ce qui est nouveau, c’est que les no-go zones ne sont plus reléguées aux banlieues, où les migrants et les musulmans sont généralement concentrés. Des no-go zones ont vu le jour au cœur de Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Grenoble, Avignon – des quartiers “privatisés” ici et là par des trafiquants de drogue, des fanatiques salafistes et des bandes de jeunes islamistes. Les principales victimes sont des femmes à la fois musulmans et non-musulmans – dont certaines sont agressés sexuellement.

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Comme d’habitude, les politiciens sont pleinement informés de la situation imposée aux femmes mais le gouvernement ne réagit pas.

Un rapport de 2014 du Haut Commissaire pour l’égalité a révélé que dans les soi-disant «zones urbaines sensibles», près d’une femme sur dix a été victime de violences physiques ou sexuelles. Un autre rapport remis au gouvernement, en septembre 2016, par l’organisation “France Médiation” a révélé des détails significatifs:

  • Les endroits publiques sont occupées exclusivement par des hommes qui s’y “imposent” et les femmes ne sont autorisées qu’à les traverser…
  • Ce n’est pas unique à cette ville: au cours des 10 dernières années, on a vu des femmes abandonner des espaces publics. “Tu dois rester à l’écart, pas provoquer. Je sors toujours avec mes enfants, donc il n’y a pas de problème.”
  • A certains endroits, des groupes d’hommes bloquent l’accès aux entrées des bâtiments. Les femmes sont obligées d’éviter l’ascenseur pour fuir les regards désobligeants et les remarques désagréables. Elles sont contraintes de monter les escaliers.
  • Les cafés sont occupés exclusivement par des hommes; les femmes n’osent pas y entrer; elle évitent même de passer devant.

Quant à Emmanuel Macron, qui a apparemment évité les questions de sécurité pendant sa campagne électorale, nul doute que ces questions le dépasseront plus tôt qu’il ne le pense.

Ceci est mon bloc de texte après le contenu de mon article.

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