Migrants: l’Europe a-t-elle perdu son âme?

A l’heure de grande écoute, le dimanche soir, où les bons Romands sont à table en famille et écoutent massivement la RTS, Mehmet Gultas présente son plat de résistance. Dans ce « Forum des médias », il réunit trois confrères pour débattre d’une série de questions sur les soucis que leur donnent les populistes.

Cinq questions tendancieuses des journaleux pour résoudre l’illusion du problème migratoire

Les invités sont Chantal Tauxe, journaliste à Bon pour la tête, férue à lier de l’invasion migratoire ; Eric Jozsef, correspondant de RTSinfo à Rome, également très atteint ; et Richard Werly, journaliste au Temps, un “invasionniste” presque modéré.

Première question tendancieuse : Est-ce que l’Europe a perdu son âme en refusant de laisser accoster l’Aquarius ?

Cette question orientée au possible relève de la pure manipulation, car l’accueil de ces navires « humanitaires » impose un fardeau aux conséquences incalculables aux populations européennes. 

L’âme de l’Europe se délite sous le poids de l’invasion extra-européenne, la masse des parasites inassimilables et hostiles prolifère. L’âme de l’Europe est chrétienne, son histoire, sa culture sont à l’opposé de tout ce que l’invasion musulmane nous apporte.
Nos ancêtres ont donné leur vie pour défendre cette âme de l’Europe, que l’establishment actuel, sans consultation populaire, offre sur un plateau à chaque profiteur débarquant sur notre continent.

Selon la bien-pensance journalistique, l’Europe perdrait son âme, non pas à cause de la submersion migratoire, mais parce qu’elle serait égoïste, cruelle envers les migrants et n’en ferait pas assez pour les accueillir.

Cette inversion des valeurs s’inscrit parfaitement dans le programme d’orwellisation de l’Occident. La gauche impose peu à peu sa novlangue.

L’émission « Forum » fait partie du rouleau compresseur culpabilisant des médias qui lamine continuellement la cervelle de la population suisse.

Eric Jozsef estime que le problème vient de l’hostilité irrationnelle des populations européennes envers l’accueil de ces migrants, alors que tout cela serait gérable à son avis, car leur nombre est insignifiant.

Exemple : l’Italie a reçu en Sicile, lors de la grande arrivée, 180’000 personnes, qui ne sont pas toutes restées en Italie, et qui ne représentaient que 0,3% de la population italienne.

Il affirme également que la contribution sociale des migrants en Italie atteint 8 milliards d’euros alors qu’ils ne reçoivent que 3 milliards de prestations sociales. Donc, le bilan serait totalement positif pour l’économie, il suffirait de gérer correctement ce phénomène.

Première remarque : AUCUN pays au monde n’est tenu d’accueillir sur son sol tout migrant qui souhaite s’y installer. Il s’agit d’une question qui relève de la libre appréciation des citoyens du pays. Les journalistes, les politiques qui prétendent le contraire ne font que tenter de nous imposer leur camelote idéologique.

Deuxième remarque : Ces chiffres avancés quant au pourcentage de migrants par rapport à la population du pays d’accueil ne sont qu’une entourloupe destinée à abuser les auditeurs de bonne volonté. En effet, ce petit pourcentage représente le pied qui est mis dans la porte pour empêcher de la refermer. Par le biais des regroupements familiaux, et d’une forte natalité (les systèmes sociaux paient tout pour ces familles nombreuses, qui sont donc encouragées financièrement à devenir toujours plus nombreuses), ces petits pourcentages vont exploser et ruiner la sécurité sociale du pays, durement bâtie par les générations qui nous ont précédés.

Troisième remarque : Il y a migrants et migrants. Ceux de culture musulmane sont en grande partie et par nature étrangers et hostiles à toute civilisation chrétienne… civilisation qu’ils voudront soumettre dès que leur nombre le permettra.

Deuxième question tendancieuse : Qu’est-ce qui a favorisé cette maudite montée des populistes en Europe, qui n’est autre que le retour des années trente ? N’a-t-on pas su écouter les craintes irrationnelles de la population?

Pour Chantal Tauxe, c’est comme les bateaux (!!) transportant des juifs qui essayaient de sauver leur peau dans les années trente et qui n’ont pas été accueillis. La différence, ajoute-t-elle, réside dans le fait que dans les années trente on allait vers une catastrophe sans pouvoir entreprendre quoi que ce soit, tandis qu’aujourd’hui, on n’a pas le droit de se résigner car il suffirait de gérer le flux migratoire.

Cette instrumentalisation constante des réfugiés juifs de la seconde guerre mondiale par les gauchistes pour servir leur propagande est répugnante et insupportable.

La situation actuelle n’a rien à voir avec celle des années trente. Les juifs qui se présentaient à nos frontières dans les années trente étaient vraiment en danger de mort, et ils n’ont jamais représentés une menace pour les peuples et la culture de l’Europe. Aujourd’hui, c’est la civilisation européenne qui risque de disparaître par submersion sous des vagues incessantes de migrants venus de pays pauvres, musulmans pour l’immense majorité, et qui arrivent chez nous après avoir traversé plusieurs pays où ils étaient en sécurité.

Quant à gérer le flux migratoire, on n’y parviendra jamais, à moins d’adopter l’unique solution possible, consistant à tarir ce flux en ne laissant plus personne arriver sur le sol européen.

Troisième question tendancieuse : La population a des sensations irrationnelles concernant les migrants. Comment désamorcer ces craintes irrationnelles, rassurer la population et rendre les migrants sympathiques sans donner l’impression de les imposer ? Sans cela, les populistes vont gagner les élections au Parlement européen en 2019…

… au grand dam de l’establishment actuel, car ce serait la fin de sa vie de privilèges.

Pour les invités de Mehmet Gultas, l’initiative Aquarius est formidable, mais les populations d’Europe sont hostiles.
Il faut trouver des solutions sans donner l’impression d’imposer les migrants d’une manière permanente, car les peuples refusent.

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Il ne faut pas se focaliser sur la question migratoire. Une dizaine de millions, ce n’est pas un problème. C’est gérable, maîtrisable.

Tous ces faiseurs d’opinion issus de l’establishment parlent facilement d’une dizaine de millions à gérer, sans reconnaître que cela entraînera fatalement de nouvelles vagues de dizaines ou de centaines de millions de candidats au voyage vers l’Europe fantasmée.

Eric Jozsef : Les gens ont la sensation qu’on ne contrôle plus les frontières. Pour lui, ceci est une illusion. En réalité, il s’agit d’un transfert de sentiment sur les migrants, car le monde change et les populations européennes ont trouvé un bouc émissaire. L’Occident ne domine plus le monde et manque d’instruments pour surmonter le changement. C’est le rééquilibrage du monde. Le monde occidental ne domine plus le monde comme autrefois. Les classes dirigeantes n’ont pas su accompagner cette transformation du monde. C’est le rôle des classes dirigeantes de rassurer. On focalise trop nos problèmes sur les migrants.

Ces bobos bien payés utilisent des « instruments » pour faire accepter l’invasion migratoire à la population – des instruments comme la culpabilisation, la désinformation, l’intimidation et la novlangue. Quels instruments vont-ils encore inventer pour que la population accepte son suicide collectif ?

C’est une attitude terriblement condescendante que cette psychologisation du bas peuple qui interprète mal la réalité, raisonne avec ses tripes et a des illusions irrationnelles car il ne comprend pas que le monde change… mais qui peut être éclairé grâce à la bonne traduction de la réalité par ces journaleux.

Pour Eric Jozsef, la présence de migrants pose des problèmes dans les petites communes parce que les gens surréagissent. Et là où il n’y a pas de migrants, comme à Chemnitz en Allemagne, il y a une chasse aux étrangers alors que la population étrangère n’est que de 2%. Pourtant, les entreprises cherchent de la main d’œuvre qualifiée. Donc, c’est un problème culturel :

« […] c’est bien là le problème parce qu’en fait on voit bien notamment qu’il y a des régions où il n’y a pas de migrants, ou pratiquement pas de migrants […] à Chemnitz par exemple […] la population étrangère dans la région c’est 2 %, donc c’est rien et il y a notamment des entreprises qui recherchent de la main-d’œuvre qualifiée […] »

Le journaliste fait-il semblant d’être stupide ou l’est-il réellement ?
2 % de la population entièrement à la charge de la collectivité c’est énorme.

Les mâles de 2% de la population qui importunent et agressent les Allemandes qui ne sont pas voilées selon certaines habitudes barbares de chez eux, c’est énorme et cela suffit à pourrir la vie de toutes les Allemandes. Les manifestations de Chemnitz répondaient aux assassinats odieux d’Allemand(e)s par des migrants dans tout le pays.

L’information répétée avec complaisance sur la chasse aux étrangers à Chemnitz était une fausse information – nous en avons parlé ici.

Par ailleurs, si des entreprises recherchent de la main-d’œuvre qualifiée, il est peu probable que des migrants analphabètes satisfassent aux exigences des postes vacants. Même au prix d’investissements colossaux, cet obstacle ne pourrait être surmonté que pour un petit nombre de migrants.

Quant à l’obstacle culturel, c’est une autre paire de manches. En effet, dans les entreprises allemandes, les femmes chefs sont légion. Comment un migrant-musulman va-t-il accepter sans broncher de devoir obéir à une femme ? Chantal Tauxe dit que l’égalité homme-femme n’est pas négociable : a-t-elle la clef pour adapter la charia aux droits de l’homme ?

Pour Chantal Tauxe, les craintes de la population proviennent du fait qu’elle n’a pas compris que la libre circulation ne signifie pas des arrivées incontrôlées. Et c’est parce qu’il y a la libre circulation que les gens ont l’illusion d’une Europe passoire.

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Sa solution : supprimer les passeurs en définissant des quotas et en accordant des visas, pour faire venir les migrants en fonction du marché de l’emploi (sic !), comme avec le statut de saisonnier d’antan.
Laisser venir les migrants, peut-être même pas obligatoirement avec le regroupement familial. Mais pour les protéger des passeurs-escrocs, qui font payer leur trajet.

Ainsi, l’Europe maîtrisera la migration ! Sinon, les eurosceptiques vont gagner les élections de 2019 au Parlement européen.

Les camps de rétention seraient bien pires que cette sorte de gestion, et si l’élite actuelle n’est plus au pouvoir, cette solution inhumaine serait appliquée.
Bien sûr, faire la distinction entre les réfugiés économiques et politiques c’est tout faux. De toute manière, on ne peut pas renvoyer ceux qui n’ont pas à rester. Donc, il faut gérer cela, et accepter le fait qu’ils vont rester de toute façon.

Eric Jozsef renchérit en pointant du doigt le populiste Salvini, qui a un double discours : il parle des migrants et pas de la mafia ! Salvini accuse les ONG, les passeurs. Mais l’arrivée des migrants n’est pas un poids. L’Italie a besoin des migrants. L’Europe peut supporter cela, ils sont des éléments positifs pour l’économie. Mais l’Italie n’a pas su gérer l’arrivée des migrants.

Quatrième question tendancieuse : Le rejet des migrants est-il une question économique ou culturelle ?

Pourquoi la population craint-elle les migrants ? Mehmet Gultas émet une hypothèse : peut-être que les craintes de la population sont culturelles !
Exemple : les villes moyennes où les migrants ont été distribués. Il y a eu un rejet de la population, parce que l’arrivée des migrants est un choc culturel et on ne croit pas qu’ils puissent s’intégrer. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne vont pas le faire !

Chantal Tauxe évoque le problème de la différence culturelle. En Suisse, on a une grande expérience de l’intégration, avec les Italiens, les Espagnols : après 40 ans, ils sont tous bien intégrés, malgré les initiatives Schwarzenbach.
Après, ajoute-t-elle, les gens peuvent encore objecter que les musulmans ne sont pas intégrables. Mais elle a un exemple qui contredit cela : le Sud de l’Italie dépérissait à cause du départ des jeunes. Grâce aux migrants, l’école et les infrastructures revivent ! Mais Salvini veut détruire ce qui a été mis en place, le modèle de Riace, et veut transférer les migrants.

En réalité, c’est grâce à l’argent des contribuables que toutes ces infrastructures ont été rouvertes, afin d’offrir des services à une population entièrement à la charge de la collectivité. Par ailleurs, ces nouveaux arrivants entraînent un changement de population et une hausse de la criminalité.

Et Chantal Tauxe insiste : il faut intégrer les migrants, cela prend des années et demande beaucoup d’efforts. L’intégration doit être constante et minutieuse. Le respect des valeurs comme l’égalité homme-femme n’est pas négociable. Les migrants doivent accepter cela pour avoir une place en Europe. Il faut le dire. Dans l’intégration, il y a le respect du pacte social.

L’histoire prouve que ceci n’a jamais marché avec l’islam, absolument nulle part.
L’establishment redoute maintenant l’arrivée d’une lame de fond qui conteste son maintien au pouvoir. Cette lame de fond a été affublée du label « populiste » pour tenter de la discréditer aux yeux de la population.

Cinquième question tendancieuse : Les populistes gagnent du terrain et risquent de gagner les élections au Parlement européen en 2019. Quel message faut-il faire passer à la population pour la rassurer?

Réponse de Richard Werly : La migration tarit, elle est gérable. Il faut renvoyer ceux qui ne peuvent pas rester.

Tiens ! On nous annonce en fin de débat que les migrants illégaux doivent être renvoyés, alors que l’on vient de nous assener que de toute façon ces renvois étaient impossibles !

« La migration tarit » : de faibles variations saisonnières ne veulent rien dire. Il faut tenir compte de la démographie galopante de l’Afrique, et de tous ceux qui sont déjà en route ou ont l’intention de partir. L’Europe n’est plus en mesure de supporter davantage sans compromettre son avenir. Des centaines de millions d’Africains rêvent toujours de l’illusoire Eldorado européen.

Si vous sanctionnez la Pologne, la Hongrie, si l’UE leur enlève des crédits parce qu’elles ne veulent pas accueillir de migrants, cela aura un effet terrible sur l’élection du Parlement européen en mai 2019.

Résumé et commentaires de Cenator pour LesObservateurs.ch
(Le résumé ne suit pas toujours l’ordre chronologique de l’émission.)

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