Migrants : Le fléau des faux « mineurs isolés » en augmentation exponentielle

Récemment, les policiers de la brigade administrative et de délégation judiciaire ont été saisis par le conseil départemental de la Côte-d’Or dans le cadre d’une affaire plutôt insolite. Quelques jours plus tôt, un homme s’était présenté auprès de leurs services comme étant un mineur non accompagné âgé de 15 ans et de nationalité malienne.

Montpellier : faux mineur isolé mais escroc présumé

En deux ans, le jeune homme aurait coûté quelque 280 000 € au Département.

Au départ de cette affaire, une « banale » interpellation menée par un équipage de la brigade anticriminalité, lundi 3 octobre vers 17 h, dans le square Planchon, aux portes de la gare Saint-Roch. Lorsque les policiers appréhendent deux jeunes garçons : l’un âgé de 20 ans, l’autre de 16 se disant mineur isolé. Sur le premier, les fonctionnaires mettent au jour deux grammes de cocaïne ; sur le second, dix grammes de résine.

Mais à peine ramené au commissariat, l’un pique une véritable crise de nerfs. Obligeant l’intervention d’un psychiatre qui ordonne une mesure d’hospitalisation d’office. L’autre indique pour sa part habiter dans une résidence hôtelière de l’avenue du Pont-Trinquat.

Âgé de 22 ans et en situation irrégulière

Lorsque les enquêteurs s’y rendent, surprise : ce sont deux autres adolescents âgés de 16 ans, également mineurs isolés, qui leur ouvrent. Dans le logement, trente-sept autres grammes de résine, des téléphones, ordinateurs et chaînes de cou (cassées) volés sont découverts. Ainsi qu’un passeport tunisien au nom du prétendu mineur placé en garde à vue.

Problème : le document indique qu’il est en réalité âgé de 22 ans. Acculé, l’intéressé va finir par avouer. Et raconter être pris en charge par le conseil départemental depuis deux ans, qu’il vit en réalité chez sa copine et va se marier car étant en situation irrégulière.

Convoquée à l’hôtel de police, ladite petite amie a, pour sa part, refusé de s’expliquer. Elle s’est bornée à confirmer ce projet d’union. Elle a alors été placée en garde à vue à son tour pour aide au séjour irrégulier. Sachant qu’en deux ans, le jeune homme aurait coûté quelque 280 000 € au Département.

Source: Midi Libre

Le Mans:  Migrants mineurs « Ils sont même parfois âgés de 25 ans et sont en recrudescence, cette année »

Les chiffres ? 50 mineurs étrangers isolés sont arrivés en Sarthe au mois d’août, 34 en septembre, 48 en octobre, 24 en novembre… Soit plus de 340, au total, cette année. Des quatre coins de la planète, ces jeunes gens ont convergé vers la Croix de Pierre, siège de l’Aide sociale à l’enfance. L’ASE a en effet pour mission de mettre à l’abri et suivre tout mineur se présentant à sa porte.

Concrètement, à la mi-décembre, le Conseil départemental annonce suivre, au total, 230 jeunes migrants, dont seulement dix filles. D’où viennent-ils ? 81 sont Guinéens, 38 Maliens, 24 Ivoiriens. « Le profil type est un garçon subsaharien, âgé de 16 ans et 8 mois, arrivé par l’Italie via la Libye », précise Bertrand Mesme, à la tête de la direction enfance-famille au Département. Le jeune homme arrive ainsi lessivé, après un parcours truffé d’embûches.

Avant même d’arriver en France, « depuis le pays qui l’oriente », le jeune migrant a l’information sur un papier de l’adresse de la Croix de Pierre au Mans et le nom de la personne à voir. Avec parfois en poche un téléphone portable, qu’on lui a remis.

Des « mineurs » majeurs

C’est par vague que les agents d’accueil du Département voient arriver les mineurs qui les dépassent souvent d’une tête. Certains sont majeurs et tentent de se faire passer pour mineurs. « Ils sont même parfois âgés de 25 ans et sont en recrudescence, cette année », note Bertrand Mesme.

Revient ensuite au Département la délicate charge d’évaluer l’âge, avec le recours, le cas échéant et de manière très exceptionnelle, à des tests osseux effectués à l’hôpital, uniquement sur réquisition du parquet. « Des tests qui ont un coût et qui ont une marge d’erreur de 18 mois », glisse Dominique Le Mèner, président du Département.

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Et, de toute manière, au final, l’emporte la présomption de minorité et d’authenticité des documents. « 50 % des mineurs ne sont pas des mineurs », estime Dominique Le Mèner. Qu’importe, faute de pouvoir prouver le contraire, le Département à la charge de protéger ces enfants, « quelque soit leur nature ».

Cela signifie les mettre à l’abri, les accompagner et leur proposer un parcours scolaire. Telle est la mission du Conseil départemental. « En Sarthe, nous avons choisi une politique d’accompagnement des jeunes majeurs jusqu’à 21 ans, sur un cycle scolaire », ajoute Bertrand Mesme. Concrètement, s’ils suivent des études, ces jeunes étrangers continuent d’être couvert par la collectivité territoriale.

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Source: Ouest France

Goutte d’Or: 43 faux mineurs marocains identifiés

Parmi les présumés mineurs isolés marocains vivant à Paris se cachaient de jeunes majeurs. Sept d’entre eux ont été expulsés.

Ils n’étaient pas si minots qu’ils le semblaient… Selon la Préfecture de police de Paris, quarante-trois jeunes majeurs ont été détectés en juin dernier parmi les 173 cas soumis à la mission dépêchée par Rabat pour identifier les petits Marocains qui hantent le 18ème arrondissement de la capitale. Sept d’entre eux, interpellés pour des infractions sérieuses, ont été reconduits dans leur pays.

On les surnomme « les enfants perdus du Maroc ». Depuis deux ans, ces jeunes cabossés par la vie, souvent violents, presque tous toxicomanes, font tourner en bourrique policiers et services sociaux du quartier de la Goutte d’or. Sans papiers, sans attaches, ils refusent toute prise en charge et multiplient les vols et les agressions. L’an dernier, 813 ont été placés en garde à vue et 482 déférés au parquet.

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Source : L’Express

Faux mineurs à Metz : l’un relaxé, pas l’autre

Partis d’Afrique avec le même espoir, Damien et Mamadou suivent deux parcours différents pour arriver en France mais échouent devant le même TGI.

Respectivement nés à Conakry (Guinée) et à Douala (Cameroun), Mamadou et Damien ne sont pas d’accord avec la justice sur leur âge. Elle les voit majeurs alors qu’ils se disent mineurs. 16 ans pour le premier, et 17 pour le second, qui ont partagé le même espoir de prise en charge par le centre départemental de l’enfance (CDE). Damien n’a pas eu le temps de s’y installer après s’être présenté comme mineur non accompagné à l’hôtel de police le 31 octobre. Mamadou n’y est resté que quelques jours au-delà de son arrivée à Metz en mai, le temps pour l’institution d’évaluer qu’il avait, selon elle, plus de 18 ans. Abrité par un foyer, scolarisé en CAP métallurgie, il n’est toujours pas garanti que son avenir prospère en France.

Les deux garçons sont confrontés au même problème. Leurs documents sont jugés faux et les récits de leurs aventures laissent songeurs tout en trahissant des passages par des filières connues. Mamadou a suivi la voie passant par la Libye où il aurait été retenu deux mois « à côté de la mer » avant d’embarquer pour la Sicile où il se déclare majeur et se fait transmettre un extrait d’état civil datant de mars 2015 et un jugement supplétif de mai 2018 portant des fautes et un tampon incomplet. Comme Damien, il espérait beaucoup de sa carte consulaire. Établie sur la seule foi des pièces fournies par les prévenus, elle n’a aucune valeur dans l’Hexagone où l’on veut du rationnel, de l’authentique et du cohérent.

Les arguments de Damien en manquent face à l’examen osseux qui le trouve un peu costaud. « Parce qu’au village je cherche du bois », dit le prévenu. « Si les papiers sont faux, ce n’est pas de ma faute », estime le prévenu qui ne sait ni lire ni écrire. Mamadou tient le même discours.

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Source: Républicain Lorrain

De faux mineurs pour une vraie escroquerie à Montpellier

Cinq garçons d’origine ivoirienne se faisaient passer pour des mineurs isolés et étaient ainsi pris en charge par le Conseil départemental de l’Hérault. Ils avaient en réalité entre 18 et 20 ans. Les faux mineurs ont déjà coûté 800.000 euros au département depuis le début de l’année.

Cinq jeunes Ivoiriens viennent d’être interpellés à Montpellier par la police aux frontières pour s’être fait passer pour des mineurs isolés. Courant 2017, ils étaient rentrés illégalement en France, via la Libye et l’Italie, avec de faux papiers d’identité laissant penser qu’ils avaient moins de 18 ans.

Un mineur isolé coûte 284 euros par jour au Conseil départemental

Ils disaient avoir 15 ou 17 ans. Le plus jeune en avait en réalité 18 et le plus âgé 20. Les cinq jeunes clandestins sont originaires de Daloa, une ville située au centre de la Côte-d’Ivoire. Ils étaient à Montpellier depuis l’année dernière, pris en charge par le Conseil départemental de l’Hérault à hauteur de 284 euros par jour pour chacun d’entre eux. Ce qui donne une idée du préjudice financier.

« C’est un coût pour la collectivité, si on avait continué de financer la prise en charge de ces cinq faux-mineurs jusqu’à leur supposée majorité, cela aurait encore coûté deux millions d’euros », explique Christophe Barret, procureur de la République de Montpellier.

Source: France Bleu

A Annecy, le migrant mineur isolé a touché 150 000 euros d’aide en 4 ans : il avait en réalité 26 ans

(…) Il a, pendant quatre ans et demi, vécu sur le territoire français en tant que “mineur isolé”, pris en charge à ce titre par différentes instances, dont le conseil départemental.

Des examens osseux et dentaires attestant de son âge

Il avait à l’époque fourni un extrait d’acte de naissance attestant de son âge. Sa majorité approchant, il se rend en préfecture pour demander une carte de séjour. Selon le protocole, ses empreintes sont entrées dans le fichier. Le hic, c’est que sa fiche est ressortie avec un tout autre âge. L’homme aurait en fait 26 ans. Sur décision de la procureure de la République, il est envoyé à Lyon pour subir une série d’examens osseux, de la mâchoire et de la clavicule, mais également dentaires. Les résultats ont conforté son âge adulte. Il est donc poursuivi par la justice pour faux document et escroquerie. D’après les premières estimations, il aurait touché autour de 150 000 euros d’aides depuis quatre ans et demi. (…)

Source: Le Dauphiné

Le nombre de migrants mineurs isolés en augmentation exponentielle dans certains départements

Le député Thibault Bazin indiquait il y a quelques mois que, dans le département de la Meurthe et Moselle, le nombre de demandeurs d’asile a été multiplié par 6 en 3 ans. De 94 en 2014 à 577 en 2017 dont 423 « mineurs migrants isolés ». Le pire c’est que certains mineurs qui se font recalés dans un département vont dans un autre et obtiennent gain de cause. Une situation aberrante.

Nord : un mineur étranger isolé de… 31 ans

La palme d’or pour finir…le mineur cinquantenaire.

Cet homme qui accueille des migrants nous dit qu’ils ont tous plus de 20 ans et que certains ont la barbe et ont son âge…la cinquantaine. Sur 20 « mineurs » maliens qu’il a accueilli, aucun ne l’étaient réellement. Les filières italiennes disent aux migrants qu’ils doivent se faire passer pour mineurs pour « profiter de tous les avantages français ».

Source FawkesNews

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