La dernière folie : l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne

Dans son interview depuis le porte-avions Charles de GAULLE, ce 14 novembre 2018, le chef des armées a clairement exprimé sa vérité selon laquelle la Turquie faisait partie de l’Europe.

Ce faisant, il s’exprimait comme tous les euro-technocrates non élus, tout comme les technocrates des États européens, qu’ils soient idéologues, incompétents ou manipulés par l’OCI.

Ceux-ci n’ont rien compris ou ne veulent rien comprendre à la menace qui pèse sur l’Europe du fait de cette possible intégration de la Turquie dans l’Europe : une faute dont ils auraient à répondre.

Cette éventualité, à elle seule, conduirait à une situation explosive, sur le plan politique, économique, social, religieux, sanitaire, éducatif, sécuritaire, étant donné que :

– malgré les manipulations des citoyens par les instances dirigeantes de l’UE et des États européens, malgré les pressions répétées des États-Unis, liées à l’économie et à la stratégie, la Turquie[1] n’a jamais été historiquement, géographiquement, culturellement ou religieusement européenne. Elle est de religion musulmane, et les lointaines origines de ses populations sont avant tout asiatiques. Le fait que durant l’Empire ottoman des pays européens aient été envahis et que certains des territoires conquis (aujourd’hui la Thrace orientale) appartiennent à la Turquie, cela n’en fait pas pour autant un pays européen ;

Dans la Turquie actuelle, le gouvernement :

– est islamiste [2], ayant mis à bas la révolution lancée par Mustafa Kemal Atatürk, portant en particulier sur la sécularisation [3] ;

– est inféodé à l’OCI dont il est un partenaire « privilégié ».

– la population est de plus de 76 millions, dont 97 % [4] sont musulmans (soit de l’ordre 73 millions) ;

– le gouvernement refuse de reconnaître l’État de Chypre, membre de l’UE ;

– l’UE est dans l’incapacité institutionnelle de verrouiller ses frontières (l’agence Frontex n’a, de fait, aucune utilité [5]), de respecter et faire respecter ses cultures, ses héritages du passé : en fait, elle les renie.

Conséquences possibles ou probables de l’intégration de la Turquie dans l’UE

Compte tenu de l’importance de sa population, la Turquie deviendrait le deuxième pays de l’UE, juste derrière l’Allemagne, avant la France et l’Italie. Elle posséderait de l’ordre de 99 sièges au Parlement (sur 752) et de l’ordre de 29 voix au Conseil (sur 345).

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Pendant des siècles, l’Empire ottoman a régné sur plusieurs pays d’Europe. Son entrée dans l’UE pourrait réveiller le mythe du grand califat, qui ferait de la Turquie le nouveau maître de l’Europe, membre de l’OCI, et donc véritable cheval de Troie du système islamique (ce qui, en fait, est déjà le cas).

Ce serait l’ouverture béante de plusieurs portes sur les pays islamistes du Moyen-Orient.

La Turquie ne reconnaissant pas Chypre, il faudrait s’attendre à des problèmes difficilement solubles et affaiblissant l’UE, et ce d’autant que du gaz de schiste est présent dans la zone méditerranéenne : Turquie, Chypre, Liban, Israël.

Le problème kurde n’étant toujours pas réglé, il se pourrait que des millions de Kurdes (majoritairement musulmans) quittent le territoire de la Turquie et ceux dans lesquels ils se sont regroupés : Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie, Afghanistan, Liban, pour venir s’installer dans plusieurs pays de l’UE actuelle (ce qui aggraverait quelque peu la situation en raison de la présence de diasporas importantes dans des pays de l’UE). Cela serait facilité par la libre circulation des personnes au sein de l’UE et entraînerait certainement des réactions violentes à base ethnique, religieuse, ce dont elle n’a pas vraiment besoin.

Le peuple turc étant fortement nationaliste, l’abandon de sa souveraineté à Bruxelles engendrerait très certainement des problèmes politiques très importants au sein de l’UE.

Les accrétions successives de nouveaux pays au sein de l’UE, alors qu’elle ne possède toujours pas de politique économique, sociale, de défense, entraînent déjà de nombreuses difficultés qui sont accentuées par le fait qu’elle est dirigée par des commissaires irresponsables et n’ayant aucune légitimité. L’intégration de la Turquie ne ferait que multiplier les problèmes conduisant à des troubles graves au sein des pays européens.

Et si l’irréparable devait malgré tout avoir lieu, après la Turquie, l’application de la règle non écrite et non soumise au vote des citoyens européens (« l’intégration dans l’UE, c’est celui qui l’exige qui la décide »), mettrait à bas les deux premiers paragraphes du préambule de la Charte européenne :

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« Les peuples de l’Europe, en établissant entre eux une union sans cesse plus étroite, ont décidé de partager un avenir pacifique fondé sur des valeurs communes. Consciente de son patrimoine spirituel et moral, l’Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité ; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l’État de droit. Elle place la personne au cœur de son action en instituant la citoyenneté de l’Union et en créant un espace de liberté, de sécurité et de justice. »

Dans ces conditions, pourquoi pas d’autres pays du Moyen-Orient ou d’Asie occidentale ?

Ouf ! Dans l’intégration de nouveaux pays au sein de l’UE, il ne semble pas que le chef des armées ait prévu que les États-Unis réclament leur intégration. Ainsi, il pourra donner libre cours à ses idées de guerre…

Jean-François Cerisier

[1] Pour les États-Unis, la Turquie est un partenaire essentiel dans leur stratégie d’isolement de la Russie et de maintien de l’Europe dans le giron de l’OTAN.

[2] Se déclarant islamiste modéré, il serait intéressant de connaître la définition précise de cette expression.

[3] Pour satisfaire les conservateurs, en fait les islamistes, le gouvernement actuel envisage de reconvertir le musée-basilique Sainte-Sophie en mosquée, tout comme cela avait été le cas après la prise de Constantinople par l’empereur Mehmet II en 1453.

[4] Chiffres donnés pour 2013.

[5] Pire, même, puisqu’en raison des conventions maritimes internationales, les opérations de lutte contre l’immigration illégale sont transformées en missions de sauvetage en mer et d’assistance aux migrants naufragés. Ce qui revient à faire de Frontex l’un des outils de développement de l’immigration illégale. Ceci est à rapprocher de la brillante proposition de création d’une carte bleue.

Source Ripostelaïque

 

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