Laszlo Kövér : « La gauche n’a plus de limite morale, et les autres partis sont sur la même voie »

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Interview de Laszlo Kövér, président de l’Assemblée nationale de Hongrie

Zsolt Bayer : Actuellement, en Hongrie, la gauche et l’extrême droite se sont associées. Elles ne respectent plus aucun de leurs principes, elles veulent juste accaparer le pouvoir. C’est un phénomène nouveau. Il est encore explicable que des politiciens fassent des alliances contre nature (néo-nazis avec gauchistes) pour être élus, mais il est incompréhensible que leurs électeurs les suivent.

Laszlo Kövér : Si l’opposition partageait les valeurs de base communes nécessaires à la survie d’une société, l’alternance au pouvoir gouvernemental ne poserait pas de problème. Mais actuellement, la Hongrie n’a pas ce genre d’opposition : le seul dénominateur commun de l’opposition, c’est sa volonté d’accaparer le pouvoir.

Auparavant, ce sont les communistes qui ont détruit toutes les règles de notre civilisation consenties jusqu’alors. C’est l’essence même du socialisme, c’est dans sa caractéristique satanique de ne pas avoir de limites morales. Un exemple de cela : Rakosi, l’équivalent hongrois de Staline, qui s’est associé avec les Croix fléchées (Nyilas), après 1945, pour constituer une force politique. Ces mêmes Croix fléchées qui, quelques mois avant l’ère Rakosi, avaient massacré les juifs hongrois (exécutions de masse au bord du Danube, etc.).

C’est un phénomène qui s’est généralisé en Occident : la gauche n’a plus de limite morale, et les autres partis sont sur la même voie. Les convictions des partis sont de simples supports, comme des alliances dans le seul but d’accéder au  pouvoir, d’être élus. Les verts, les socialistes, les libéraux, sont tous en train de détruire la démocratie avec leur opportunisme.

Entre les forces politiques, il n’y a plus aucun dénominateur commun  sur la base duquel elles pourraient essayer de mettre de côté leurs idéologies afin de surmonter une crise, comme le voudrait l’intérêt supérieur d’un pays, d’une civilisation. Les valeurs millénaires de la démocratie et de la liberté, socle commun sur lequel a pu se bâtir notre civilisation chrétienne, ont disparu. Plus personne ne croit plus personne, la démocratie a perdu ses fondements.

– L’Europe de l’Est semble être en meilleure santé mentale que l’Occident, mais est-elle vaccinée contre les folies qui ont atteint l’Europe de l’Ouest ?

Pour le moment, les pays d’Europe de l’Est sont en meilleur état moralement, même si l’opposition est en état de délabrement total. Est-ce dû aux 45 ans de communisme qui les ont vaccinés contre ce genre de folies, ou sont-ils seulement en retard dans la décadence et la dégénérescence mentale ?

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La Hongrie, contrairement à l’Europe, veille à ne pas perdre ses racines chrétiennes et fait le nécessaire pour les conserver. C’est le gage permettant au gouvernement actuel de garantir sa majorité dans le futur.

La CDU-CSU, au gouvernement durant de longues années en Allemagne, n’a jamais posé de problème. En Hongrie, il n’y a pas non plus de souci à se faire si le parti Fidesz reste longtemps au pouvoir sans alternance.

Néanmoins, une opposition avec un minimum de consensus vaudrait mieux.

Actuellement, il y a des changements même en Europe occidentale : plusieurs pays retrouvent leur bon sens, comme l’Italie, l’Autriche, et ils votent pour une gouvernance plus saine. Pouvons-nous être optimistes pour les votations de ce printemps au Parlement Européen ?

L’avenir de l’Occident

Kövér est pessimiste pour l’avenir de l’Occident : il faudrait un miracle divin pour que certains pays retrouvent leur santé mentale. Kövér pense également que c’est tout l’avenir de l’UE qui va se jouer ce printemps, mais pas seulement.

Le mode de gouvernance dictatorial de l’UE ne peut plus durer. Surtout l’Europe de l’Est, avec son passé historique des années 90, n’acceptera plus la dictature de l’UE. Peut-être qu’il y aura un nouveau départ pour l’Union Européenne, ou bien elle va encore s’étioler et agoniser… mais par la dictature, ça ne tiendra plus. Cependant, quoi qu’il arrive, que l’Union Européenne s’effondre ou passe en phase d’agonie, l’avenir de l’Europe sera « marqué au fer rouge » après le 26 mai.

Pour Kövér, la question concernant l’avenir de l’Europe est simple. Est-ce que la politique européenne va renforcer la natalité et la politique familiale, ou continuera-t-elle à pratiquer le remplacement de population par la migration?

Si les Européens font des enfants, il y aura encore une Europe. Sinon, dans 50 ou 100 ans, il y aura un califat à la place. Les Maures ont déjà été historiquement présents en Europe, peut-être vont-ils peupler l’Europe future. De toute façon, il y aura du monde pour habiter cet espace européen.

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Kövér pense que le premier devoir des gouvernants n’est ni le bien-être individuel, ni la satisfaction d’un idéal de liberté individuelle, mais bien de créer les conditions qui permettent la survie du pays dont ils ont la charge. Une fois que cette donnée essentielle – la survie de la collectivité – est établie, alors seulement l’on doit s’efforcer de satisfaire les exigences de liberté et de bien-être.

– Si l’individualisme pouvait être remplacé par le nationalisme en Europe de l’Ouest, pourrait-on renverser les tendances actuelles ?

Kövér répond ainsi : Les stalactites mettent des millénaires pour devenir grandes. C’est pareil pour les civilisations. Casser une stalactite qui a mis si longtemps à se former est possible en quelques secondes. Notre civilisation a mis des millénaires à se former. Cela a commencé bien avant l’ère chrétienne. La détruire serait possible en très peu de temps. Les médias publics (ou mass média) peuvent amener rapidement à cette destruction de notre civilisation.

Ces médias publics n’ont en réalité rien à voir avec le public, ni avec des médias (moyens de communication). Ce sont les outils de destruction de notre civilisation. La technique pour y parvenir repose sur des artifices faisant appel à des manipulations.

Actuellement, les normes non écrites communément admises précédemment ne sont plus respectées, le bon sens commun n’existe plus. Kövér fait allusion à la folie des Occidentaux:

  • de céder l’Europe aux Maures,
  • de faire entretenir ces derniers par le labeur des autochtones,
  • de ne pas défendre ses frontières,
  • de cultiver les théories du genre et leurs ravages.

Source : Bayer show du 10. 02. 2019 sur Echo TV (en hongrois; depuis 18:06).

Résumé Cenator pour LesObservateurs.ch

Laszlo Kövér a une fidélité sans faille à l’égard de Viktor Orban. Il est à ses côtés depuis la création du Fidesz en 1988.

Il a également bénéficié d’une bourse Soros, participé au renversement du communisme et pris une part active dans chaque gouvernement du Fidesz (voir Wikipedia).

 

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