Loi restrictive sur les armes. Karin Keller-Sutter,Ministre en charge, invitée de la RTS, ment moins bien que Micheline Calmy-Rey

Karin Keller-Sutter, invitée de la RTS

La conseillère fédérale était, ce matin 19 février, l’invitée de la matinale  de la radio RTS La Première. Ce qui lui a permis de réitérer ses mensonges, sans la moindre hésitation: rien d’important ne change, les tireurs peuvent toujours tirer et les chasseuse peuvent toujours chasser.

Et la dame explique très sérieusement que puisque nous avons accepté les accords de Schengen, nous avons accepté de reprendre tout l’acquis législatif européen qui va avec.

Karin Keller-Sutter ment moins bien que la ministre des affaires étrangères de l’époque, Micheline Calmy-Rey, qui affirmait tout aussi péremptoirement, qu’il n’était pas question de reprendre automatiquement le droit européen “Il n’y aura pas de reprise automatique de l’acquis futur de Schengen”, avait-elle déclaré publiquement à l’époque. A l’époque, nous l’avions crue !

Aujourd’hui, Karin Keller-Sutter le martèle: nous avons accepté Schengen, nous devons accepter tout ce qui s’ensuit. Sinon, ce sera la fin du monde… la fin du tourisme, la fin de l’économie, la fin de la sécurité et une avalanche de demandes d’asile.

Personne ne semble lui poser les questions qui s’imposent:

  • Qu’est-ce qui empêche la Suisse de reconnaître le visa Schengen, même sans en faire partie ?
  • L’Europe peut-elle se permettre de perdre le marché suisse ? En 2017, la Suisse a exporté en Europe pour 117 milliards de francs de marchandises. Elle en a importé pour 132 milliards
  • Quelle différence pour la sécurité ? Grace au système d’informations de Schengen, la police suisse arrête en moyenne une personne par jour. Avant Schengen, les garde-frontières en arrêtaient 110 par jour (Swiss Info, février 2007).
  • Quant à l’asile, pouvez-vous expliquer le mécanisme qui pourrait nous obliger à accueillir les réfugiés dont l’Europe ne veut pas ?
  • autres faux arguments, à suivre…
Lire aussi:  Directive de l’UE sur les armes, premier diktat sur la Suisse

Micheline Calmy-Rey, en bonne socialiste genevoise mentait bien. Madame Keller-Sutter, vous mentez mal.

F.A.L. 19 février 2019

Courrier de lecteur à l’AGEFI

Messieurs,

Dans votre édition du 21 courant, vous publiez deux articles d’opinion de Mesdames Claudine Amstein et Stéphanie Ruegsegger.

Si vous acceptez un courrier de lecteur, je voudrais présenter les contre arguments suivants:

Frank Leutenegger
Journaliste, retraité RTS
www.swissguns.ch

Dans deux articles parus ce 21 février (“La sécurité de la Suisse en ligne de mire”, de Claudine Amstein, et ” Loi sur les armes: une révision qui protège la Suisse”, de Stéphanie Ruegsegger), les mêmes arguments sont présentés de manière péremptoire:

Il n’y a pas de diktat de l’Union européenne, la révision ne change pratiquement rien pour les propriétaires d’armes et les accords de Schengen sont indispensables à la Suisse.

Le tourisme souffrirait, car les visiteurs de pays extra-européens ne pourraient plus venir comme ils le font actuellement avec un visa Schengen. Mais, qu’est-ce qui empêche la Suisse de reconnaître le visa Schengen, même sans en faire partie ?

Les accords de Schengen tomberaient à cause d’une “clause guillotine”. Précisons que le 18 mars 2016, le Conseil fédéral, dans une réponse à une députée expliquait que “la non-reprise éventuelle par la Suisse d’un développement peut conduire, dans le cas le plus extrême, à une cessation de la coopération Schengen et par là, de manière automatique, de la coopération Dublin”.

Dans le cas le plus extrême… mais l’Europe peut-elle se permettre de perdre le marché suisse ? En 2017, la Suisse a exporté en Europe pour 117 milliards de francs de marchandises. Elle en a importé pour 132 milliards.

Lire aussi:  Loi sur les armes, un non à onze milliards de francs

Quant à la sécurité que garantit Schengen, rappelons que grâce au système d’informations de Schengen, la police suisse arrête en moyenne une personne par jour. Avant Schengen, les garde-frontières en arrêtaient 110 par jour (Swiss Info, février 2007).

  • Quant à l’asile, pouvez-vous expliquer le mécanisme qui pourrait nous obliger à accueillir les réfugiés dont l’Europe ne veut pas ?

Enfin pour résumer nos craintes injustifiées, les restrictions imposées par la loi seraient énormes. Certes, le militaire pourrait garder son arme, mais il ne pourrait ni la revendre, ni la céder en héritage. Le permis pour n’importe quelle arme semi-automatique passerai de 50 à 150 francs.

En outre, les directives européennes sont révisées tous les 5 ans et on sait déjà que dans le domaine des armes, le projet est d’interdire de manière définitive les armes semi-automatiques. Ce ne sont là que quelques exemples de nos craintes injustifiées.

Frank Leutenegger

Chemin de la Compelenaz 16

1608 Oron-le-Châtel

 

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