Un rejet total de la théorie du Réchauffement climatique (première partie)

Ce 14 mars le Conseil Communal de Renens examinait un postulat décrétant à Renens la mise en place d’un plan climat. Ce genre de texte – dans la continuité d’un texte similaire adopté au plan du Canton, on a les élus qu’on mérite – réclame un état des lieux des émissions de CO2 et un plan, avec objectifs chiffrés et méthodes de mise en œuvre pour réduire nos émissions.

Le totalitarisme écologique est en marche. Au vu de l’énergie déployée pour le matraquer dans tous les esprits helvétiques, les fruits de cette fuite en avant seront certainement récoltés lors des élections fédérales de l’automne.

Mais, échaudé par plusieurs interventions visant à préparer le terrain, je me suis dit qu’il fallait protester. Fut-ce seul, et même le dernier, je serais l’homme qui dit Non. Gageure: essayer de désamorcer l’hystérie climatique dans le temps imparti pour l’intervention à la tribune d’un Conseiller Communal.

Voici donc mon humble tentative, qui suscita de nombreux remous. Le texte prononcé ne contenait évidemment pas de liens mais puisque Internet le permet, autant s’en servir!


Mesdames et Messieurs,

Le Réchauffement Climatique – Pardon, le Changement Climatique – Pardon, le Dérèglement Climatique, est à nos portes. Sonnez le tocsin! Réclamez l’état d’urgence! “La maison brûle et nous regardons ailleurs”, déclamait le Président français Jacques Chirac au Sommet de Johannesburg en 2002, il y a à peine dix-sept ans, sous la plume d’un certain Nicolas Hulot.

Dix-sept ans. M. Chirac faisait référence au bon vieux Protocole de Kyoto signé cinq ans plus tôt dans la foulée du premier rapport alarmiste du GIEC, l’organisation politique, et surtout pas scientifique, en charge du climat au sein de l’ONU.

L’hystérie climatique fêtera bientôt ses trente ans. Elle est plus ancienne que la chair à canon écolière que les enseignants envoient dans les rues. Mais elle marche! Elle marche comme jamais! Et je comprends qu’on l’aime et qu’on en redemande.

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Voir tous ces pauvres gens militer et scander pour réclamer qu’on leur inflige plus d’interdictions et de taxes, pour un politicien de gauche, une réussite pareille doit mettre la larme à l’œil! Tout cela pendant qu’à Davos on vient en jet privé pleurer à chaudes larmes sur la planète. 1500 vols de jets privés lors de l’édition 2019 du Forum de Davos, qui durait une semaine. Un nombre en hausse de 15% par rapport à l’année précédente! Oui, l’inquiétude climatique atteint tous les records.

J’espère que de nombreux élèves se délecteront de leurs voyages d’étude en train pour que des gens plus importants qu’eux puissent continuer à vivre dans un confort digne de leur statut. Voilà l’essence même du combat climatique.

Pour combattre le méchant climat, il est essentiel que chacun sache où est sa place. La place de la Suisse est facile à deviner: le bon élève sacrificiel, comme d’habitude. Alors que notre pays est l’un des plus propres du monde, il faut se saigner aux quatre veines pour faire encore mieux – réduire de moitié d’ici 2030 nos émissions de CO2 par rapport à 1990. Nous nous y sommes engagés, paraît-il.

À quoi cela sert-il ? Strictement à rien. Le monde enter s’en fiche. Quant aux effets sur le climat, c’est encore pire. Thomas Matter, Conseiller National, rappela à Berne que si la Suisse réduisait ses émissions de CO2 à zéro, “la température du globe n’en serait pas modifiée d’un millionième de degré.” La Chine, de son côté, “émet une telle quantité de CO2 que le 1er janvier à midi déjà, ce pays atteint le taux d’émissions annuel de la Suisse.”

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L’individu doté d’un zeste d’esprit critique, s’il en existe encore, pourrait penser que réduire la pollution chinoise pourrait avoir plus d’effet que de s’acharner inutilement ici. Mais non. Les fameux Accords de Paris érigés en texte sacré de la nouvelle religion réclament des sacrifices de notre part, mais aucun de la Chine. La Chine, elle, n’a qu’à “stabiliser ses émissions de CO2”, quelque part vers 2035. Une injustice dont les défenseurs de l’environnement s’accommodent décidément fort bien.

Mais tout cela n’a aucune importance, et je vous l’expliquerai dans une prochaine intervention. Pour conclure, quelques chiffres: notre pays représente 0,03% de la superficie mondiale et 0,11% de sa population. Renens représente 0,0071% de la superficie de la Suisse, et 0,24% de sa population.

Je suis sûr que Gaïa attend le Plan Climat de Renens avec impatience.

Oh, je sais, “les petits ruisseaux font les grandes rivières”, “il n’y a que le premier pas qui coûte”, les proverbes ne coûtent pas cher lorsqu’il s’agit de faire passer le suppositoire. On n’emploiera pas en revanche “un sou est un sou” ou “je ne crois que ce que je vois”, parce que l’apocalypse se fait attendre. En attendant, l’argent des indulgences climatiques n’est pas perdu pour tout le monde.

Je vous remercie.

Stéphane Montabert – Sur le Web et sur LesObservateurs.ch

 

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