Après l’incendie de Notre Dame : l’unique débat qui doit compter pour les Français

Les “conclusions” du “grand débat” (qui n’a jamais été un débat) sont connues et ont été diffusées dans la presse.

Comme on pouvait s’y attendre, elles sont cosmétiques et relèvent du subterfuge. Aucun des sujets de préoccupation majeurs de millions de gens n’y est abordé. Emmanuel Macron n’a pas présenté ces “conclusions” comme il devait initialement le faire en raison du désastre qui a frappé Notre Dame de Paris. Il utilise maintenant le désastre pour tenter de tourner la page et pour se donner l’image d’un vecteur d’union nationale.

Le grand débat (qui n’a jamais été un débat) a été une imposture. Le mouvement des gilets jaunes a été écrasé, piétiné, vidé de sa substance. Et le grand débat (qui n’a jamais été un débat) a servi surtout à cela.

Macron apparaissait comme un sinistre personnage avant le désastre. Il avait montré qu’il méprisait les pauvres et ne ferait rien pour redonner un souffle de liberté au pays. Il est exactement le même après le désastre, nul ne devrait s’y tromper.

Il serait urgent que certaines questions essentielles soient posées avant qu’il ne soit trop tard. Or, il est déjà très tard.

Macron est quelqu’un qui conduit la France vers l’euthanasie.

Aucune de ses décisions économiques n’est à même de recréer de la croissance, une baisse du chômage, des investissements, de l’emploi. Aucune n’est destinée à cela.

Aucune n’est à même de remédier aux problèmes majeurs crées par l’immigration, l’islamisation du pays, la destruction des valeurs qui peuvent encore subsister en France et que les saccages et destructions d’églises qui ne cessent pas de survenir symbolisent si effroyablement, et dont l’incendie de Notre Dame, quelle que soit sa cause (et bien des éléments étranges sont présents) a été la culmination. Aucune n’est destinée à cela non plus.

Les délétères décisions de Macron s’accompagnent de mesures très graves qui asphyxient la liberté de parole et d’information (loi sur les “fake news”) et qui placent la France sur la voie du totalitarisme soft.

Elles s’accompagnent aussi d’une tentative de fuite en avant dans l’Union Européenne à laquelle Macron voudrait donner toujours davantage de pouvoir aux fins d’en finir avec ce qui reste de démocratie dans le pays (très peu en réalité).

On aurait pu s’attendre à ce que des millions de Français, faute d’avoir été consultés dans le cadre d’élections nationales comme cela aurait dû être le cas à l’automne dernier quand le mouvement des gilets jaunes s’est enclenché, et après avoir été roulés dans la farine tout au long du pseudo “grand débat” demandent des comptes et utilisent les élections européennes pour montrer leur rejet, leur révolte et leur dégoût.

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Si les sondages réalisés avant le désastre se révèlent exacts, les élections européennes ne montreront pas ce rejet, cette révolte et ce dégout et la République en marche, le mouvement politique hétéroclite et inepte, mi carpe mi lapin, créé par Macron, arrivera en tête.

Peut-on dire que ce sera, le cas échéant, bien davantage que consternant ?

Peut-on dire que si, même si c’est pour un temps bref, Macron parait incarner l’union nationale et peut y gagner (et c’est une éventualité qui peut se réaliser) cela en rajoutera à la consternation qu’on pourra ressentir ?

Envisager cette éventualité implique de penser que la population française, en sa majorité, est dans un immense et suicidaire égarement.

À mes yeux, cet égarement est le fruit d’un appauvrissement considérable de la réflexion politique en France.

Quiconque a écouté parler les douze candidats invités par L’émission politique, sur France 2, il y a une dizaine de jours, n’a pu qu’être consterné.

Sur nombre de sujets, les désaccords entre les candidats étaient mineurs, et une forme de consensus mou se dessinait.

Les désaccords sont apparus, surtout, sur l’immigration et les frontières. C’est très insuffisant.

Cet appauvrissement de la réflexion politique va de pair avec un appauvrissement de la réflexion intellectuelle et un anéantissement de la connaissance.

Des sujets majeurs ne sont quasiment plus abordés en France.

Les questions démographiques sont ainsi laissées de côté, alors qu’elles sont cruciales.

La question de la compatibilité de l’islam avec la civilisation occidentale est désormais absente (ceux qui pourraient la poser craignent visiblement d’être accusés de “racisme islamophobe “ et préfèrent s’abstenir).

L’idée de “changement climatique” et celle de la nécessité d’une “transition énergétique” ne sont, peu ou prou, remises en cause par personne, parce que les discours expliquant les choses de manière pertinente sont occultés.

Le gouvernement peut même se permettre de diffuser des clips grotesques disant que la fin du monde est proche, tel celui diffusé voici peu par Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la “transition écologique et solidaire” (quel nom !!!), qui utilise des images de la série américaine Game of Thrones pour faire peur.

L’information sur la plupart des sujets est si déformée qu’elle peut être considérée comme relevant de la propagande et de la fiction.

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Je parlais plus haut d’euthanasie, et ce que je crains en ces conditions (et ce qui me semble se profiler en ces conditions) est un glissement de la France vers le crépuscule et la nuit. Ceux qui veulent nier l’évidence et disséminer l’aveuglement ironisent sur le “déclinisme”, et tentent d’expliquer que tout va bien. Je les appelle des pourvoyeurs d’anesthésie (et l’anesthésie mène à l’euthanasie en empêchant tout sursaut).

La France n’est pas le seul pays où appauvrissement de la réflexion politique, appauvrissement de la réflexion intellectuelle, et anéantissement de la connaissance s’opèrent.

Et elle n’est pas le seul pays où des pourvoyeurs d’anesthésie sévissent.

Ce sont là des traits communs à quasiment tous les pays d’Europe et, au-delà de l’Europe, à tous les pays du monde occidental. La différence d’un pays à l’autre est que certains pays sont plus gravement atteints, et que d’autres le sont moins.

Je vois dans ces traits un effet général de l’action de la gauche. Aussi loin qu’on remonte dans l’histoire de celle-ci, on trouve une détestation de la civilisation, un ressentiment vénéneux, une volonté de déstabiliser, détériorer, détruire.

L’unique débat qui devrait compter aujourd’hui pour les Français, pour les Européens, et pour tous les Occidentaux, devrait être : comment échapper à l’emprise nocive de la gauche ?

Je dois constater que ce débat existe aux États-Unis, en Hongrie, en Pologne, en Italie. Je dois constater qu’il a existé au Royaume-Uni au temps de Margaret Thatcher et y a quasiment disparu depuis (Theresa May est un ectoplasme émétique, j’y reviendrai). Je dois constater qu’en France, il est largement absent. Cette absence doit inciter à sonner l’alarme.

Ce qui vient d’arriver à Notre Dame (et bien des éléments étranges sont présents, oui), la façon dont Macron tente de récupérer un désastre pour se donner une stature qu’il n’a pas et pour se présenter comme ce qu’il n’est pas, la façon dont le gouvernement fait tout pour occulter les causes réelles du désastre (quiconque énonce des faits et dit qu’il est curieux qu’une enquête soit porteuse de conclusions avant d’avoir commencé est accusé de “complotisme”) et pour oblitérer la dimension spirituelle de Notre Dame, tout cela montre que sonner l’alarme est une urgence absolue.

Source © Guy Millière pour Dreuz.info.

Crédit photo : Getty / Reuters

 

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