L’écologisme, nouveau totalitarisme ? La réponse est oui selon Drieu Godefridi

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L’écologisme, avant d’être aujourd’hui l’idéologie du réchauffement climatique d’origine anthropique, est déjà un anti-humanisme. Pour cette idéologie, l’homme n’est qu’une créature parmi d’autres. Il ne lui est reconnu qu’un primat, celui d’être capable de nuire au “Tout-vivant”.

Avec sa démographie, l’homme va épuiser les ressources de Gaïa : c’est pourquoi l’écologisme prône le dénuement, la précarité, la décroissance et, finalement la misère choisie. Comme le dit très bien l’auteur: la variable erronée est celle des ressources: par l’inventivité technique, l’homme fait croître les ressources de façon exponentielle.

Cette inventivité a permis deux phénomènes concomitants, que Malthus n’avait pas prévu: l’explosion démographique et la régression partout de la faim, grâce à l’agriculture moderne:

Les famines subsistantes sont généralement causées par la guerre, souvent dans des pays sous-peuplés, comme la Bolivie.

Avec le réchauffement climatique présumé d’origine anthropique, le nouvel écologisme se veut scientifique et l’homme est à la fois cause du problème et son remède:

Pas un seul geste ni activité de l’homme qui ne génère du CO2.

Alors puisque le CO2 humain est le problème, il faut empêcher l’homme d’en émettre: il doit être bridé, contrôlé, domestiqué dans chacune de ses activités.

Drieu Godefridi rappelle qu’il n’existe aucun totalitarisme qui fasse l’économie d’un ennemi. En l’occurrence, l’ennemi de l’écologisme c’est l’homme, dont le nombre doit être réduit d’une manière ou d’une autre.

Pourquoi le nouvel écologisme a-t-il tant de capacité de nuisance, alors qu’il n’aura jamais de succès démocratique en raison de la précarité qu’il garantit et de la décroissance qu’il préconise ?

  • parce qu’il se prétend scientifique, ce qu’il ne peut pourtant pas être à partir du moment où il s’aventure dans le champ politique;

  • parce que ses adeptes sont passés maîtres dans la colonisation des lieux de pouvoir à l’échelon international;

  • parce que les journalistes qui le soutiennent ont abandonné leur rôle d’observateurs pour celui de militants;

  • parce qu’il n’hésite pas à embrigader des enfants, ce qui rappelle les heures les plus sombres du XXe siècle.

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Le nouvel écologisme se traduit par la subordination des libertés à l’exigence climatique.

Il faut donc :

  • renoncer aux transports privés (qui pourtant permettent de circuler librement, ne consomment pas davantage de CO2 que les transports publics et ne polluent presque plus);

  • rationner la consommation de viande (il n’y a pas de primat de l’homme);

  • réduire les volumes agricoles produits (ce qui implique de réduire le nombre de bouches à nourrir);

  • sortir du nucléaire (qui n’émet pourtant pas de CO2);

  • diminuer les soins aux personnages âgées;

  • étendre l’euthanasie aux personnes qui ne sont pas ou plus en mesure d’exprimer leur volonté;

  • avoir un enfant de moins.

Pour atteindre ces objectifs, il faut donc que les libertés individuelles soient mises en balance avec l’impératif climatique:

Une liberté ne sera accordée que dans la mesure où les émissions de CO2 qu’elle induit seront jugées raisonnables par ceux qui disent le droit international…

Drieu Godefridi conclut :

Des racines de sa “métaphysique de la nature” (sic) à la cime de ses prétentions concrètes, l’écologisme est un totalitarisme.

Francis Richard, 14.5.2019

L’écologisme, nouveau totalitarisme?, Drieu Godefridi, 180 pages, Texquis

Publication commune LesObservateurs.ch et Le blog de Francis Richard

 

Ceci est mon bloc de texte après le contenu de mon article.

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