Le déploiement massif de la 5G pourrait perturber les prévisions météorologiques, selon une étude

Si vous deviez choisir entre un meilleur réseau pour votre téléphone et la précision des prévisions météo, que choisiriez-vous ?

C’est la question que se posent actuellement les responsables fédéraux aux États-Unis, qui doivent décider s’il vaut mieux améliorer la couverture sans fil ou écouter les météorologistes qui précisent qu’une telle décision risque de fortement perturber la qualité des prévisions météo sur le territoire nord-américain.

Neil Jacobs, directeur intérimaire de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), a déclaré que les interférences provenant du réseau 5G< pouvaient réduire de 30% la précision des prévisions météorologiques. Il précise que cela correspondrait à un retour aux années 1980.

Entre autres choses, cela signifie que les habitants des côtes auraient deux à trois jours de moins pour se préparer à l’arrivée d’un ouragan. En outre, cela pourrait conduire à des erreurs quant aux trajectoires de ces tempêtes sur le territoire.

Le débat est lancé

En mars dernier, la commission fédérale des communications a ouvert le marché du réseau cadencé à 24 GHz, en dépit des objections faites par la NOAA, la NASA ainsi que l’American Meteorological Society. Cette semaine, plusieurs sénateurs ont écrit à la Commission Fédérale des Communications pour lui demander d’arrêter l’utilisation de cette fréquence, jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

Jordan Gerth, chercheur en météorologie à l’Université de Wisconsin-Madison, a étudié ces problèmes en tant que membre de l’American Meteorological Society. Il explique que, de son côté, la Commission Fédérale des Communications peut choisir quelles bandes de fréquences allouer aux compagnies téléphoniques.

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En revanche, la vapeur d’eau émet un très faible signal, à la fréquence précise de 23,8 GHz, ce qui est très proche de la bande allouée à la nouvelle génération de réseau sans fil 5G, à savoir 24 GHz. La proximité des deux fréquences pourrait donc perturber les capteurs des satellites météo, qui observent justement cette plage à la recherche de perturbations atmosphériques.

« Je suis optimiste quant au fait de trouver une solution », explique Neil Jacobs. Néanmoins, il est possible que d’autres problèmes pointent le bout de leur nez. En effet, d’autres plages de fréquences sont à l’étude du côté de la Commission Fédérale des Communications pour la 5G, à proximité de celles émises naturellement par d’autres variations météorologiques. Les précipitations se détectent grâce à des capteurs observant les ondes entre 36 et 37 GHz, les températures entre 50,2 et 50,4 GHz, et les nuages, entre 80 et 90 GHz.

En octobre prochain, plusieurs nations se réuniront lors d’une conférence pour déterminer les niveaux d’interférences sur ces plages et peut-être, trouver une solution durable.

Source Wired Clubic

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