Selon le maire socialiste du 18ème arrondissement de Paris, le quartier de la Chapelle est « l’un des plus innovants, l’un de ceux qui représentent le plus le Paris de demain…»

Dans le vacarme du carrefour de la porte de la Chapelle s’entassent des dizaines d’hommes et de femmes, assis sur les murets qui bordent les voies du gigantesque échangeur au nord de Paris (XVIIIe), échoués ici pour la plupart avec les vagues migratoires africaines. 

Un peu plus haut, sur quelques mètres carrés d’un terrain pentu, les déchets, les rats, envahissent le terrain planté de tentes et baraques de fortune.

Des scènes quotidiennes dans ce quartier parisien, que même les taxis évitent pour les touristes étrangers. Mais pour Eric Lejoindre, maire socialiste du 18ème arrondissement de Paris, le quartier de la Chapelle est l’un de ceux qui représentent le plus le Paris de demain.

La Chapelle, porte du crack de la capitale

De plus en plus nombreux, les fumeurs de crack ont pris possession de l’une des principales entrées du nord de Paris. Sous les yeux des riverains, commerçants et automobilistes.

Face à l’urgence de la situation, Pierre Liscia, élu (LR) du XVIIIe, a interpellé la maire de Paris, Anne Hidalgo, à travers une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, et demandé « un plan Orsec » pour la Chapelle.

« Ce quartier vit l’enfer, en dépit des nombreux projets d’aménagement urbain programmés pour les années à venir. Mais il ne faudra pas que la prochaine évacuation ressemble aux autres : la réponse policière doit être accompagnée d’une prise en charge médicale et d’un accompagnement des toxicomanes ».

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De son bar-restaurant de la rue de la Chapelle, le Pari’Go, Farid a une vue imprenable sur la station-service qui fait face à son établissement : « Les toxicomanes se rassemblent ici pour réclamer en hurlant de l’argent aux automobilistes. Surtout les femmes. Enfin, celles qui osent encore s’aventurer là.

Un espace qui n’a jamais été aussi large

À la Chapelle, la peur reste un sentiment prégnant, même si l’évacuation de la Colline à laquelle s’est engagé le préfet de police, Michel Delpuech, devrait prochainement intervenir. « Il est vrai que l’espace occupé par les toxicomanes n’a jamais été aussi étendu que ces six derniers mois », confirme Valérie Goetz, commissaire divisionnaire du XVIIIe. Un phénomène lié à l’amplification de la consommation de crack.

La «Colline au crack» de la porte de la Chapelle

La « Colline du crack » est un campement sauvage, coincé entre les maréchaux et le périphérique, où se massent des toxicomanes, en majorité addicts au crack.

Les riverains du quartier de porte de la Chapelle font face à une forte augmentation du nombre de toxicomanes. Ils sont principalement installés dans un bidonville sur la bretelle d’accès au périphérique. « Ils viennent mendier au feux rouges, à la station service parfois de manière agressive et ils utilisent la cabine de toilettes publiques pour consommer » témoigne un commerçant dont la clientèle a considérablement baissé depuis quelques semaines.

Un climat « extrêmement anxiogène »

Assia, une jeune mère de famille, ne décolère pas. « Entre la crasse et la crainte des agressions, on a vraiment l’impression d’être des citoyens de seconde zone. Qu’est-ce que je dois dire à mes enfants, quand ils croisent ces toxicomanes complètement hagards, ou en crise, sur le chemin de l’école ? Ils pénètrent même dans les parties communes et les caves de mon immeuble, où on retrouve toutes sortes de déchets et des excréments… C’est indigne. Les femmes sortent de moins en moins. On est en prison chez nous. »

 

Publié par alter INFO

Sources :

Fawkes News
Le Parisien
Medialibre

Une pensée sur “Selon le maire socialiste du 18ème arrondissement de Paris, le quartier de la Chapelle est « l’un des plus innovants, l’un de ceux qui représentent le plus le Paris de demain…»

  • 12 juin 2019 à 17 h 13 min
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    Bonjour,

    En Suisse aussi nous avons eu notre quartier de la Chapelle, lorsque les toxicomanes occupait le Letten. Mais depuis je ne sais si l’on fait mieux…

    A Lausanne, il y a quelques années, la dispersion de ces infortunés, n’a fait que fragmenter en de plus petits groupes, ceux qui étaient bien connus et tous rassemblés sur le même site et le même quartier. Cela avait étendu l’insécurité à des lieux jusque-là épargné, au lieu de la faire disparaître.

    Le vrai défi pour toutes communautés, est comment dans le même temps offrir plus de lieux d’hébergements et de moyens permettant à ces personnes d’espérer à terme, pouvoir décrocher de leur addiction et ce réinséré dans le système sociétal.

    Lorsque en 1991 j’ai commencé à travaillé comme éducateur dans une institution hébergeant principalement des personnes addictives à des produits prohibés, ce centre offrait 12 places pour des séjours d’une durée moyenne de six mois, alors qu’était estimé en Suisse à cette époque, une population représentative de ces addictions de plus de 3000 personnes..!

    Bien à vous.

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