Dramatique : Le temps d’attention des moins de 30 ans est de… 9 secondes à peine !!

Dans son dernier ouvrage « La civilisation du poisson rouge » (Editions Grasset), le directeur éditorial d’Arte France, Bruno Patino cherche à comprendre comment on est quasiment tous devenus accrocs aux écrans, et quelles sont les séquelles sur notre cerveau et notre comportement…

Cette vidéo est à voir.

Elle ne vous apprendra sans doute pas grand-chose mais posera certains mots sur ce mal des écrans.

Elle vous permettra aussi de faire de la pédagogie autour de vous.

Les écrans et les réseaux sociaux sont comme l’argent.

De remarquables serviteurs mais de bien mauvais maîtres.

Ne soyons pas dominés par les écrans. Dominons-les, ce qui demande un terrible effort, tant ils ont été intrinsèquement conçus pour nous rendre dépendants et débiles !

Lorsque l’attention est à ce point réduite, on parle ici de 9 secondes, les problèmes posés sont considérables !

Comment pensez-vous que l’on puisse envoyer un homme sur la lune avec 9 secondes de capacité d’attention, de bâtir une cathédrale, ou encore d’entretenir une centrale nucléaire !!

Ces réseaux sociaux, ces écrans, portent en eux les germes d’une terrible inégalité à travers la constitution de castes. Celles des attentifs, et celles des débiles à la mémoire de poissons rouge, dé-dotés des capacités de bases de réflexion et de pensée.

Tous les enfants soumis massivement aux écrans sont condamnés à cette médiocrité intellectuelle, et à la castration de leurs possibilités, de leur potentiel intellectuel qui ne sera jamais réalisé.

Les citoyens deviendront des abrutis, uniquement dans l’émotion, dirigés par la caste supérieure, qui elle saura encore lire des livres.

Lire aussi:  Allemagne - 5G : la résistance à l’échelle fédérale contre la couverture de téléphonie mobile s’amplifie

Charles SANNAT

 

«  Le poisson rouge tourne dans son bocal. Il semble redécouvrir le monde à chaque tour. Les ingénieurs de Google ont réussi à calculer la durée maximale de son attention  : 8 secondes. Ces mêmes ingénieurs ont évalué la durée d’attention de la génération des millenials, celle qui a grandi avec les écrans connectés  : 9 secondes. Nous sommes devenus des poissons rouges, enfermés dans le bocal de nos écrans, soumis au manège de nos alertes et de nos messages instantanés.

Une étude du Journal of Social and Clinical Psychology évalue à 30 minutes le temps maximum d’exposition aux réseaux sociaux et aux écrans d’Internet au-delà duquel apparaît une menace pour la santé mentale. D’après cette étude, mon cas est désespéré, tant ma pratique quotidienne est celle d’une dépendance aux signaux qui encombrent l’écran de mon téléphone. Nous sommes tous sur le chemin de l’addiction  : enfants, jeunes, adultes.

Pour ceux qui ont cru à l’utopie numérique, dont je fais partie, le temps des regrets est arrivé. Ainsi de Tim Berners Lee, «  l’inventeur  » du web, qui essaie de désormais de créer un contre-Internet pour annihiler sa création première. L’utopie, pourtant, était belle, qui rassemblait, en une communion identique, adeptes de Teilhard de Chardin ou libertaires californiens sous acide.

La servitude numérique est le modèle qu’ont construit les nouveaux empires, sans l’avoir prévu, mais avec une détermination implacable.  Au cœur du réacteur, nul déterminisme technologique, mais un projet qui traduit la mutation d’un nouveau capitaliste  : l’économie de l’attention. Il s’agit d’augmenter la productivité du temps pour en extraire encore plus de valeur. Après avoir réduit l’espace, il s’agit d’étendre le temps tout en le comprimant, et de créer un instantané infini. L’accélération générale a remplacé l’habitude par l’attention, et la satisfaction par l’addiction.  Et les algorithmes sont aujourd’hui les machines-outils de cette économie…

Lire aussi:  Allemagne - 5G : la résistance à l’échelle fédérale contre la couverture de téléphonie mobile s’amplifie

Cette économie de l’attention détruit, peu à peu, nos repères. Notre rapport aux médias, à l’espace public, au savoir, à la vérité, à l’information, rien n’échappe à l’économie de l’attention qui préfère les réflexes à la réflexion et les passions à la raison. Les lumières philosophiques s’éteignent au profit des signaux numériques. Le marché de l’attention, c’est la société de la fatigue.

Les regrets, toutefois, ne servent à rien. Le temps du combat est arrivé, non pas pour rejeter la civilisation numérique, mais pour en transformer la nature économique et en faire un projet qui abandonne le cauchemar transhumaniste pour retrouver l’idéal humain…  »

Publié par alter INFO
 

Plus de partages

Laisser un commentaire

shares
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
%d blogueurs aiment cette page :