“Euphoria” : sexe, violence et drogue… la série pour ado divise

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POLÉMIQUE – Diffusée en France sur OCS, la nouvelle série de la chaîne câblée américaine HBO dresse le portrait d’adolescents perdus, en prise avec tous les excès. Une vision extrême et inédite de la génération Z aux États-Unis qui ne fait pas l’unanimité.

Avant même le début de sa diffusion le dimanche 16 juin sur HBO, la série Euphoria créait déjà la controverse aux États-Unis comme le rapporte Hollywood Reporter. Rien d’étonnant, puisque l’adaptation d’une création israélienne du même nom par le réalisateur Sam Levinson “offre sûrement l’aperçu de l’adolescence le plus audacieux jamais montré à la télévision américaine”. Sans compter que “rien que dans un seul épisode, on peut compter pas loin de trente pénis à l’écran”.

Provocante et stylisée, Euphoria relate le quotidien de la lycéenne Rue (la chanteuse et actrice américaine Zendaya), 17 ans, qui après avoir passé l’été dans un centre de désintoxication reprend ses habitudes en se précipitant chez son dealer dès la rentrée. Fêtes arrosées aux nombreuses drogues, relations sexuelles violentes, réseaux sociaux envahis de nudité et de brutalité, la génération Z y est décrite très crûment.

Tremblement dans les foyers américains

Parce que les récents teen-dramas rivalisent de noirceur, Euphoria se positionne sur le créneau: cette adaptation d’une série israélienne tourne autour de Rue, lycéenne toxicomane. Après une overdose au cours de l’été et un rapide passage en cure de désintoxication, l’adolescente entame son année de première sans la moindre intention de rester sobre.

Autour de ce personnage nihiliste, dépressif et joliment sarcastique interprété par Zendaya, gravite une galerie d’adolescents tout aussi perdus, “qui découvrent l’amour et l’amitié dans un monde de drogues, de sexe, de traumatismes et de réseaux sociaux”, pour reprendre les mots d’HBO.

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Évidemment, un tel pitch suscite son lot de parents en colère. Tim Winter, président du Parents Television Council, s’est ainsi insurgé contre le fait qu’HBO “vende un contenu adulte et extrêmement explicite – sexe, violence, obscénités et usage de drogues – à des adolescents et des pré-adolescents.” La chaîne répond aux critiques dans les colonnes du Hollywood Reporter, assurant que la série “n’est pas sensationnelle juste pour être sensationnelle.”


L’apologie des drogues dures

Le premier épisode aurait, il est vrai, de quoi faire paniquer n’importe quel parent d’ado en âge de sortir seul. En l’espace de 50 minutes, le téléspectateur a droit à une ode aux drogues dures, un trip sous acide à vous faire regretter d’avoir toujours refusé les pilules en soirée, et même à un tutoriel détaillé sur les meilleures manières de fausser un test urinaire. Le tout raconté par un personnage à peine en âge de se demander ce qu’elle fera après le bac.

On peut alors décider d’éteindre son écran et de fermer chastement les yeux sur cet aperçu de la déchéance humaine à la sauce Gossip Girl. […]

Source : Courrier International

 

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