Suisse: à Zermatt, on recycle le plastique en l’intégrant dans le revêtement routier

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Pour la première en fois en Suisse, une portion de route de la région de Zermatt a été asphaltée avec un matériau innovant. Il intègre des déchets plastiques dans le bitume, a priori sans impact négatif sur l’environnement.

Les déchets à base de plastique envahissent les déchetteries et figurent parmi les matériaux les plus compliqués à éliminer. Mais une société écossaise a trouvé un moyen nouveau pour les valoriser: les intégrer au bitume qui sert au revêtement des routes.

“Nous fabriquons notre asphalte avec des déchets plastiques qui, normalement, sont incinérés ou finissent dans des décharges. Avec ce plastique, il est désormais possible de fabriquer un revêtement résistant pour les routes”, détaille Nick Burnett, le fondateur de cette entreprise.

Un potentiel de 16’000 tonnes par an

En Suisse, c’est Zermatt qui s’est lancée la première pour tester ce matériau innovant. Pour produire l’asphalte, on a mélangé 150 kilos de déchets plastiques à 45 tonnes de bitume. Une telle quantité ne représente, toutefois, qu’à peine plus de 0,3% du volume total.

Une goutte d’eau? “En Suisse, on produit chaque année 6,5 millions de tonnes d’asphalte. Si on y mélangeait toujours du plastique, on recyclerait ainsi 16’000 tonnes de déchets par an”, nuance Lily Poulikakos, chercheuse au Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (EMPA), persuadée que ce nouveau revêtement peut contribuer à résoudre le problème du recyclage des plastiques.

En Suisse, où les plastiques finissent-ils leur vie? Ecouter le sujet de La Matinale en avril dernier:

 

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Pas de fuites dans la nature

Reste la question de l’impact écologique de ce bitume. Selon cette experte, les premières expériences montrent qu’il ne polluent pas plus l’environnement qu’un autre: “Les miettes de plastique sont entourées de produits liants, elles ne peuvent donc pas se répandre dans l’environnement”, explique-t-elle.

A Zermatt, cet asphalte devra résister à des conditions extrêmes, car dans la station valaisanne, les températures varient entre -20 degrés et +30 degrés. Ce projet pilote servira de test pour savoir si, à l’avenir, on pourra se débarrasser d’une partie des déchets plastique en les planquant dans les routes.

Roger Brunner/Jean-Marc Heuberger/vic

Source RTS

 

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