Thomas Aeschi – Que veut la gauche?

La politique de la gauche et des Verts contre la classe moyenne et contre la population laborieuse – contre les gens à revenus modestes, contre les salariés, contre les locataires, contre les familles, contre les épargnants, contre les pendulaires, contre les propriétaires de leur logement, contre les régions rurales et contre les arts et métiers.

Que veut la gauche?

La gauche veut de l’argent, de l’argent et encore de l’argent. La politique de la gauche et des Verts vise à prendre de l’argent durement gagné dans les poches des citoyennes et des citoyens pour ensuite le redistribuer. Depuis quelque temps, elle se sert à cet effet du prétexte de la « protection du climat ».

La gauche veut augmenter les prix des carburants. Actuellement déjà, l’Etat prélève une part confortable sur le prix des carburants, soit 85 centimes par litre au titre de l’impôt sur les huiles minérales, de la surtaxe sur les carburants et des taxes d’importation.

Dans la cadre de la loi sur le CO2, la gauche et les Verts demandent une taxe écologique supplémentaire de 20 cts par litre. Un ménage familial, dont un membre a besoin d’une voiture pour se rendre au travail, effectue facilement 25’000 km par an. Avec une consommation de 9 litres sur 100 km, ce seul supplément coûte 450 francs par an. Celles et ceux, qui veulent pays 20 centimes de plus par litre d’essence, doivent voter PS et Verts.

La conseillère nationale Regula Rytz (BE), présidente des Verts, veut imposer un péage routier généralisé en Suisse. Cette taxe kilométrique porte le joli nom de « tarification de la mobilité ». L’idée est la suivante: chaque automobiliste paie une taxe routière en fonction de la distance parcourue. Mais ce n’est pas tout: aux heures de pointe le prix augmente, ce qui frappe surtout les pendulaires. Et un prélèvement spécial attend les automobilistes qui veulent entrer en ville.

Que signifie la « tarification de la mobilité » pour le porte-monnaie des automobilistes et des familles ainsi que pour les arts et métiers? Avec un kilométrage annuel global de 60,9 milliards de km effectués par les voitures de tourisme suisses et étrangères, la couverture desdits coûts externes représenterait environ 10 centimes par kilomètre.

Un trajet de 100 kilomètres coûterait donc 10 francs de plus! 20’000 kilomètres coûteraient 2000 francs de plus. Cette idée socialo-écologiste frappe elle aussi principalement les revenus modestes, les familles, les pendulaires, les régions périphériques et les arts et métiers, soit les menuisiers, électriciens, employés de Spitex, etc.

Conséquences: perte d’emplois et renchérissement des prestations de service. Le principal effet de la politique écologiste des transports est que, finalement, seuls les riches pourront encore s’offrir une voiture et des vacances. Celles et ceux qui croient que les pendulaires devraient payer chaque année 2000 francs de taxes routières de plus, doivent voter PS et Verts.

L’électricité aussi renchérira s’il en va selon la volonté de la gauche. Le PS réclame une « taxe sur le courant électrique sale » frappant la production électrique non renouvelable, en clair principalement les centrales nucléaires dont l’électricité coûterait au moins trois fois plus cher.

Or, la population se méfie de l’abandon du nucléaire sans solution de remplacement valable et à un prix abordable. En 2016, la majorité des citoyennes et citoyens suisses (54,2%) a refusé l’initiative des Verts pour l’abandon du nucléaire. Celles et ceux qui sont d’avis que les ménages doivent être frappés d’une « taxe sur l’électricité sale » de 495 francs supplémentaires pas, doivent voter PS et Verts.

Les chauffages à l’huile sont aujourd’hui déjà frappés d’une taxe écologique. Celle-ci se monte actuellement à 96 francs par tonne de CO2, ce qui fait environ 25 centimes par litre d’huile de chauffage. Les Verts veulent porter ce montant à 215 francs par tonne de CO2, soit 54 centimes par litre d’huile de chauffage.

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De l’avis, des Verts libéraux, cela ne suffit pas, beaucoup s’en faut. Dans un communiqué de presse, ils demandent une augmentation du tarif fiscal maximal de 210 à 400 francs par tonne de CO2. Celles et ceux, qui veulent dépenser 1500 francs de plus par an pour le chauffage à l’huile, doivent voter PS et Verts.

La nouvelle loi sur le CO2 prévoit que les chauffages à énergie fossile ne seront permis à partir de 2029 que dans certaines conditions – si l’enveloppe de l’immeuble est suffisamment isolée. Une étude réalisée par l’Office fédéral de l’énergie et l’Office fédéral du logement indique que l’assainissement énergétique des immeubles entraînera une augmentation considérable des charges pour les locataires.

Pour des personnes à revenu modeste, cette augmentation peut entraîner la perte du logement. Celles et ceux, qui veulent interdire les chauffages à huile et pays par conséquent des loyers plus élevés, doivent voter PS et Verts.

Encore faut-il avoir les moyens de s’offrir de l’électricité écologique:  les personnes qui souhaitent miser complètement sur l’énergie solaire paient 337 francs par mois pour la même quantité d’électricité. Le soleil écologique coûte à un ménage 2616 francs par an de plus que le mix standard.

Une charge difficilement supportable pour un ménage bénéficiant d’un revenu moyen. La gauche et les Verts, qui ne cessent de vanter leur esprit social, pratiquent en réalité une politique antisociale. Celles et ceux, qui veulent dépenser 2616 francs par an pour du courant solaire, doivent voter PS et Verts.

Bien que la Confédération, les cantons et les communes encaissent chaque année plus d’impôts et de redevances diverses, le PS et les Verts cherchent constamment à ponctionner encore plus la population laborieuse, aussi bien par des hausses des tarifs fiscaux que par de nouvelles taxes comme celle sur le CO2.

Suggérée par la gauche, la suppression de déductions fiscales est une mesure particulièrement perfide, car elle pénalise surtout les familles, les employés, les épargnants et les propriétaires de leur logement, donc en réalité la population laborieuse qui assume ses responsabilités. La gauche et les Verts proposent de supprimer notamment les déductions fiscales suivantes:

  • les « assainissements écologiques » ne pourront plus être déduits: les socialistes et les Verts veulent donc supprimer les incitations fiscales qui encouragent les propriétaires de leur logement à assainir énergétiquement leur immeuble pour réduire les émissions de CO2.
  • contre la déduction des dons: les personnes qui agissent de manière sociale seront punies par le fisc.
  • suppression des déductions pour enfants: ces déductions seraient transformées en bonifications pour les enfants. Un non-sens socialiste de plus, car les déductions pour enfants déchargent directement les familles.
  • contre la déduction de l’épargne-logement et de la prévoyance vieillesse personnelle: cette suppression frappe principalement les citoyennes et les citoyens qui assument leurs responsabilités, donc avant tout la classe moyenne.
  • plus de déduction pour les pendulaires: les conseillères nationales Aline Trede (BE) et Sibel Arslan (BS), toutes deux des Verts, s’attaquent aux pendulaires automobilistes: « La déduction pour les pendulaires ne doit à l’avenir être accordée qu’aux personnes qui se servent d’un véhicule à émission CO2 ». A noter que les voitures électriques n’échappent pas non plus à cette mesure: « Il faut aussi prendre en considération l’électricité consommée par ces voitures. Les utilisateurs de voitures alimentées par de l’électricité sale provenant de centrales au charbon ne doivent pas profiter de la déduction pour les pendulaires. »

Suppression des déductions fiscales pour les enfants, pour le 3e pilier, les frais de pendulaires et d’autres dépenses. Augmentation massive des impôts grevant les familles, les salariés, les propriétaires de leur logement et la classe moyenne. Celles et ceux, qui ne veulent plus de déductions et acceptent donc de payer de milliers de francs d’impôts supplémentaires, doivent voter PS et Verts.

Le PS, les Verts et les Verts libéraux sont contre la suppression de la discrimination fiscale des coupes mariés. Ils se sont opposés en bloc à l’initiative populaire PDC « Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage ». Ils acceptent donc que 450 000 couples de Suisse soient fiscalement discriminées – simplement parce qu’ils sont mariés! Le PS refuse cette initiative qui, à ses yeux, favorise une « conception rétrograde de la société » et provoque des « pertes pour des milliards de francs pour la caisse fédérale ».

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Les couples mariés paient un impôt fédéral direct sensiblement plus élevé et sont également discriminés dans la vieillesse par une rente AVS réduite. Celles et ceux, qui sont d’avis que les couples doivent être fiscalement discriminés simplement parce qu’ils sont mariés, doivent voter socialo-écologiste.

La génération de nos grands-parents ne pouvait guère s’offrir des voyages de vacances. Aujourd’hui, un très grand nombre de personnes peut prendre des vacances et voyager dans d’autres pays. S’il en va selon la volonté des milieux écolo-socialistes, les voyages seront bientôt un privilège de gens bénéficiant d’un solide revenu.

Le PS et les Verts demandent une taxe sur les tickets d’avion conformément à la « vérité des coûts des transports aériens ». Les personnes, qui sont d’avis que les tickets d’avion doivent coûter deux fois plus cher, votent PS et Verts.

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt sur la consommation et frappe donc tout le monde, aussi les familles et les personnes à revenu modeste. Le PS est doublement hypocrite à ce propos en prétendant s’opposer à une hausse de la TVA aux frais des petits revenus:

  • ces dernières années, le PS a soutenu toutes les augmentations de la TVA (pour l’AI et la réforme de la prévoyance vieillesse), respectivement s’est opposé à toutes les baisses de la TVA.
  • mais le plus grave, c’est que le PS veut faire entrer la Suisse dans l’UE. Comme membre de l’Union européenne, la Suisse serait obligée de porter son taux de TVA à au moins 15%, ce qui équivaudrait d’un seul coup à doubler la TVA actuelle en la faisant passer de 7,7 à 15%.

Celles et ceux, qui préfèrent payer 15% de TVA au lieu de 7,7%, doivent entrer dans l’UE à la suite du PS et des Verts.

Les milieux socialo-écologiste s’érigent volontiers en éducateurs du petit peuple et cherchent à mettre les citoyennes et citoyens sous tutelle. Qu’il s’agisse de consommation de viande, des feux d’artifice du premier août, de fumer sur des places publiques, de la désignation d’aliments contenant des matières grasses ou de la célébration de fêtes chrétiennes dans les écoles, ces nouveaux apôtres de la moralité cherchent à nous prescrire tout ce que nous devons faire ou ne pas faire dans tous les domaines de la vie. Celles et ceux qui veulent encore plus de rééducation, de mise sous tutelle et d’onéreuses prescriptions et interdictions, doivent voter PS et Verts.

Cela fait longtemps que la gauche et les Verts ne mènent plus une politique pour la classe moyenne. Ils se contentent de servir une petite clientèle de fonctionnaires et d’employés d’organisations proches du gouvernement, de gens gagnant un salaire confortable et habitant dans les centres urbains des logements subventionnés par l’Etat.

La politique de la gauche et des Verts est directement dirigée contre la classe moyenne et contre la population laborieuse, donc contre les femmes et les hommes à revenu modeste, contre les salariés, contre les locataires, contre les familles, contre les épargnants, contre les pendulaires, contre les propriétaires de leur logement, contre les régions rurales et contre les arts et métiers.

25. juin 2019, Thomas Aeschi, conseiller national, Baar

Source: UDC

 

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