L’Onu s’en prend à la France pour le traitement des djihadistes condamnés à mort

Le dossier épineux des djihadistes français condamnés à mort ne cesse de peser sur le gouvernement Philippe. Une rapporteuse spéciale de l’Onu s’en prend à Paris et aux «actions françaises susceptibles d’avoir bafoué les droits de l’Homme et les conventions internationales», annonce Le Figaro.

La rapporteuse spéciale de l’Onu sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard, annonce avoir adressé au Premier ministre français un courrier de six pages dénonçant un transfert «extrêmement grave», fin janvier dernier, de 13 djihadistes français du Kurdistan syrien en Irak, «qui a donné lieu à plusieurs violations du droit international», selon Le Figaro.

Le courrier adressé au gouvernement français «présente des faits étudiés et analysés à propos d’actions françaises susceptibles d’avoir bafoué les droits de l’Homme et les conventions internationales», déclare-t-elle, soulignant qu’en Irak les personnes condamnées «encourent la peine de mort grâce au soutien actif ou passif des autorités françaises».

«La vérité est cachée»

Selon Mme Callamard, un pays qui a aboli la peine de mort ne peut transférer un individu dans un pays qui la pratique encore, ce qui reviendrait à prononcer de telles condamnations «par procuration», écrit Le Figaro.

La rapporteuse de l’Onu demande dans le courrier si la France a reçu des assurances diplomatiques que ses ressortissants ne seront pas exécutés.

«Il faut mettre un terme à ces transferts. Ce processus ne permet pas une politique de justice pour les victimes de Daech*. La justice n’est pas rendue, la vérité est cachée. Les acteurs du transfert, qu’ils soient Kurdes syriens, Américains ou Irakiens, ont aussi enfreint les règles du droit international. Ce procédé est l’antithèse de la justice. Quant à la France, qu’elle ait organisé le transfert ou demandé à un autre acteur de le faire, sa responsabilité sera engagée», ajoute-t-elle.

La rapporteuse commente deux solutions: mettre en place un tribunal international ad hoc et une juridiction hybride, proposée par «des acteurs européens», écrit le journal. «Les deux options sont valables, même si la seconde est légalement plus compliquée», souligne Agnès Callamard. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a récemment évoqué l’hypothèse d’un «mécanisme juridictionnel» international.

Mme Callamard a donné 60 jours aux autorités françaises pour répondre à ses accusations, avant d’envisager de possibles sanctions.

Lire aussi:  Quand « Le Monde » fait l'apologie d'un djihadiste qui soutenait Al Qaïda et l'État Islamique

Sputnik

Photo : © AFP 2019 AHMAD GHARABL

 

Plus de partages

2 pensées sur “L’Onu s’en prend à la France pour le traitement des djihadistes condamnés à mort

  • 12 août 2019 à 14 h 18 min
    Permalink

    Et si cette dame avait eu un enfant ou une personne de sa famille tué par un de ces extrémistes Djihadiste aurait elle le même commentaire???
    Qui va payer les frais de prisons pour ces meurtriers qui n’ont ni foi ni loi
    ETC.…..

    Répondre
  • 12 août 2019 à 16 h 27 min
    Permalink

    Commentaire en partage sur mon compte Facebook :

    Bonjour,

    Oh ! Comme cela ces extrémistes djihadistes craignent l’exécution. Sans doute préféraient-ils tuer en toutes impunités lorsqu’ils pointaient sans distinction sur tout ces humains qui se présentaient devant leur canon. Lorsque l’on se prétend djihadistes il faut mieux accepter que l’on est déjà comme mort, autrement l’on peut simplement être un musulman docile, allant prier dieu à la mosquée.

    C’est là où il faut choisir son camp. Eux l’on fait et ils ont même choisi leur arme, en faisant cela ils semblent oubliés qu’avec l’arme il y avait la mort qui rôdait tout près d’eux, pas très loin.

    Bien à vous toutes et tous et je vous souhaite un agréable été.

    Répondre

Laisser un commentaire

shares
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
%d blogueurs aiment cette page :