Tariq Ramadan se compare au Capitaine Dreyfus

S’il existait une statue de l’abjection, il est fort probable qu’elle aurait les traits de Tariq Ramadan. Ayant perdu depuis longtemps toute dignité, l’homme n’en est plus à une vilénie près mais il faut reconnaitre qu’il arrive toujours à surprendre son monde.

Le présumé innocent a eu l’occasion de s’exprimer ce matin sur une chaine complaisante du Paysage Audiovisuel Français, opportunité qu’il a saisie pour faire une sorte de mea-culpa alambiqué comme il en a le secret. Il y a toutefois quelques éléments de langage qui méritent une certaine attention. Tariq Ramadan admet avoir été en contradiction avec certains de ses principes.

Il en a, faut-il en déduire. Le personnage précise qu’il sait ce que signifie non lorsqu’une femme répond à ses avances. Il est probable que ses présumées victimes n’aient pas exactement le même point de vue mais peut-on faire confiance à des femmes frustrées harcelant l’homme de leurs vies en vue de lui offrir leurs corps ? La justice nous le dira.

Plus fort encore, cette gouape relève qu’elle a été diabolisée sur le plan intellectuel durant 30 ans. Faut oser. L’individu était au contraire fort courtisé par les sphères médiatique et politique, bénéficiant de tribunes libres lui permettant sans jamais être contredit de diffuser son venin au sein de la population.

A ce propos, il convient de signaler qu’ils ont été fort peu nombreux, les aveuglés ayant admis s’être trompés en assurant la promotion du personnage. Et pour creuser encore plus profond dans la fange, Tariq Ramadan ose se comparer au capitaine Dreyfus, militaire de carrière accusé faussement de trahison dans un contexte fortement antisémite à la fin du 19ème siècle.

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Se placer dans la position d’un homme que sa religion compare à un singe, voici le vrai Guide de Conscience qui se cache sous les atours de l’homme de dialogue. Il ajoute qu’il se demande si Lui pardonnera à ses accusatrices. Oui, vous avez bien lu, Tariq Ramadan est victime dans cette affaire et s’inquiète de savoir si Allah pardonnera aux femmes qui ont osé raconter leurs présumés calvaires. Avec lui, nous tenons le Mike Horn de la déchéance intellectuelle, celui qui repousse sans cesse ses limites.

Pour conclure, relevons qu’il aurait tort de se gêner, l’homme reste une référence dans la mouvance des Frères musulmans. Ca situe.

Yvan Perrin, 6.9.2019, sur LesObservateurs.ch

 

 

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