La magistrate Carla Del Ponte veut que la Suisse rapatrie les djihadistes

Nos médias continuent à nous préparer au retour de ces assassins, comme si ces gens qui haïssent les non musulmans pouvaient retourner tranquillement chez nous.

De plus, on rappelle à cette magistrate que des islamistes se trouvent déjà en liberté dans nos rues.

Ces djihadistes auraient beau jeu de mentir puisque les preuves sont extrêmement difficiles à réunir, spécifiquement avec une Suisse laxiste à souhait. Or le doute profite à l’accusé, élément que cette magistrate évite de mentionner.

Ce sont bien plutôt des peines légères avec sursis qui seraient appliquées à ces criminels. En outre, ils pourraient islamiser nos prisons pendant leur détention.

La magistrate Carla Del Ponte ne comprend pas la position du gouvernement sur le rapatriement des djihadistes suisses. Elle souhaiterait qu’ils soient jugés dans notre pays.

Il est important de connaître les faits et de savoir pourquoi une personne est partie à la guerre, estime l’ancienne procureure générale de la Confédération. «Ce n’est que de cette façon que nous pourrons apprendre quelque chose de ces cas». Les procureurs en Suisse pourraient sans problème inculper ces personnes.

Pour un rapatriement maîtrisé

Il vaut en outre mieux rapatrier ces gens de manière maîtrisée que de les laisser potentiellement entrer de façon incontrôlée. «Cela est plus dangereux», note l’ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY).

Revenant sur la préférence de Karin Keller-Sutter de voir les djihadistes jugés sur place par un tribunal international, Carla Del Ponte interroge: «Devant quel tribunal?» Il n’y en a pas et s’il y en avait ce serait au mieux un tribunal islamique, sans garanties de respect de l’Etat de droit, estime-t-elle.

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La ministre de la justice Karin Keller-Sutter s’oppose au retour des djihadistes suisses pour des raisons de sécurité. Le Conseil fédéral a décidé de ne pas rapatrier activement les adultes, mais n’interdira toutefois pas un retour en Suisse. Pour les mineurs, un rapatriement pourra être examiné au cas par cas, dans l’intérêt de l’enfant.

Erdogan accusé de crimes de guerre

Carla Del Ponte revient également dans l’interview sur le rôle de la Turquie dans le conflit syrien. En envahissant la Syrie, ce pays viole le droit international, affirme-t-elle. «C’est une honte que la communauté internationale tolère cela.»

«Le président turc Recep Tayyip Erdogan devrait faire l’objet d’une enquête et celui-ci devrait ensuite être inculpé pour crimes de guerre», poursuit Mme Del Ponte, même si elle concède que cela est «de toute façon irréaliste».

Et d’ajouter: «il ne doit pas s’en sortir indemne».

L’ancienne enquêtrice spéciale de l’ONU considère que la volonté politique de la communauté internationale de systématiquement poursuivre les criminels de guerre a malheureusement disparu.

Elle pensait qu’après les tribunaux internationaux en Yougoslavie ou au Rwanda, les crimes de guerre diminueraient. «Nous avions imaginé que les généraux et les présidents se retiendraient, car un tribunal permanent les surveillait de près».

20min.ch via Les Observateurs.ch

 

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