Islam: apostasie et autres joyeusetés

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Alors que notre Constitution pose la liberté de croyance, l’apostasie est un crime odieux dans le droit musulman. Jusque chez nous, les châtiments qu’il propose sont défendus par des intervenants, ce qui choque notre chroniqueuse, Marie-Hélène Miauton.

L’apostasie, abandon volontaire et public d’une doctrine, d’une croyance ou d’une religion, ne mériterait pas qu’on s’y arrête tant il tombe sous le sens que chacun peut penser et croire ce qu’il veut, et changer d’avis également. Pourtant, la communauté musulmane ne voit pas les choses de la même façon.

Gottfried Locher, président de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse et membre du Conseil suisse des religions, admettait publiquement en 2015 qu’il était difficile de sortir de l’islam:

«On doit pouvoir quitter librement sa religion en Suisse et il faudra trouver une position commune avec les musulmans.» Jusqu’ici, aucune annonce de position commune n’a été publiée…

Que la condamnation des apostats soit encore sujette à la peine de mort dans de nombreux pays musulmans, ou condamnable pénalement dans plusieurs autres (ils y encourent la dissolution de leur mariage, l’enlèvement de leurs enfants et la privation du droit de succession), c’est déplorable mais ce sont leurs affaires.

En revanche, que de telles condamnations soient reprises sous nos cieux, et peu ou prou appliquées à des musulmanes et musulmans résidant en Suisse, c’est inacceptable. C’est pourtant le cas!

[…]

Source: Le Temps

38% des Suisses se sentaient menacés par les musulmans en 2017

38% des Suisses se sentent menacés par les 400’000 musulmans qui vivent dans le pays, révélait un sondage du 27 août 2017 de l’hebdomadaire alémanique Sonntagsblick. 81% pensent en outre que les autorités sont trop laxistes envers les prédicateurs de haine.

Les récentes affaires d’imams incitant à la violence qui sont apparues dans les médias, ainsi que les attentats terroristes, semblent avoir eu un fort impact sur la population suisse.

Le quotidien zurichois Tages-Anzeiger a révélé notamment il y a quelques jours qu’un imam libyen de Bienne tenait des discours de haine envers les non musulmans.

Le scandale était d’autant plus grand que l’individu en question bénéficiait du statut de réfugié politique et avait déjà touché plus de 600’000 francs d’aide sociale.

Les musulmans veulent déconstruire les peurs

Une très large majorité (81%) des personnes sondées par l’intermédiaire du Sonntagsblick estiment ainsi que les autorités sont trop laxistes avec ce genre de personnages.

De manière générale, l’enquête montre une forte augmentation de la méfiance envers l’islam dans le pays. Seulement 16% des Suisses déclaraient en effet en 2004 se sentir menacés par cette religion, soit une augmentation de 137%.

«En tant que musulmans suisses, ces résultats nous touchent profondément», réagit Onder Günes, porte-parole de la Fédération des organisations islamiques de Suisse (FOIS), dans l’hebdomadaire alémanique. «D’autres sondages montrent pourtant que nous sommes très bien intégrés dans le pays», souligne-t-il. «Nos portes restent toujours ouvertes afin de montrer que les peurs sont sans fondement.»

Vers une interdiction du salafisme?

81% des sondés considèrent en outre que le salafisme devrait être interdit. 76% jugent que l’Etat devraient avoir la possibilité de mettre en détention préventive de façon illimitée les individus estimés dangereux.

Une majorité (55%) est également en faveur d’une formation pour les imams dans les universités suisses. Le porte-parole de la FOIS relève que les imams peuvent déjà suivre des cours au Centre Suisse islam et société (CSIS), à l’Université de Fribourg. Il assure que son organisation soutient toute démarche de formation religieuse.

Pour 83%, les imams voulant prêcher en Suisse devraient en obtenir préalablement l’autorisation officielle. 80% pensent que seuls les dignitaires islamiques qui reconnaissent l’Etat de droit, l’égalité hommes-femmes et la séparation de la religion et de l’Etat devraient pouvoir entrer dans le pays.

60% des 1003 personnes sondées rejettent en outre l’idée d’une reconnaissance étatique de l’islam, sur un pied d’égalité avec les Eglises. (cath.ch/sob/rz)

Source: Cath.ch

 

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