Aux Pays-Bas, les réfugiés obtiennent des millions d’euros de dédommagement

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Les services de l’immigration néerlandais vont devoir payer des dizaines de millions d’euros à des réfugiés dont la demande d’asile n’a pas été traitée dans les délais. Les dédommagements versés vont dépasser 5, 5 millions d’euros cette année et atteindre même 17 millions en 2020.

Les lenteurs de l’administration néerlandaise coûtent cher aux contribuables du royaume. Car pour n’avoir pas traité à temps les demandes d’asile de réfugiés, la facture réglée par les services de l’immigration et de la naturalisation (IND) ne cesse de s’alourdir.

Les réfugiés inscrits sur des listes d’attente patientent parfois jusqu’à deux ans avant l’étude de leur dossier pour obtenir ou pas un titre de séjour ou la nationalité néerlandaise. Pourtant, la loi stipule que le réfugié doit être fixé sur son sort six mois après son arrivée aux Pays-Bas.

Du coup, les réfugiés qui se sont tournés devant les tribunaux du pays pour demander réparation ont obtenu gain de cause. Après avoir été condamnés à verser 1,5 million d’euros de dédommagement en 2018, ces services de l’immigration rattachés au ministère de la Justice et de la Sécurité ont dû régler 5,5 millions depuis le début de l’année à des demandeurs d’asile.

Selon des éléments que vient de fournir le ministère au Parlement, cette somme pourrait atteindre même 17 millions d’euros l’année prochaine, et encore 16 millions d’euros en 2021.

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En cause, les réductions de postes

Pour remédier à ce gâchis financier, le ministère a prévu d’embaucher 650 personnes pour étoffer l’effectif des services d’immigration. « Le recrutement de personnel et sa formation sont des processus lents », a toutefois averti le ministère de la Justice.

Les coupes dans les dépenses décidées en 2017 par le ministre de la Justice actuel, Ferdinand Grapperhaus, sont à l’origine de cette situation. Une politique qui s’est traduite par des réductions de postes au sein de l’IND, alors que les Pays-Bas accueillent davantage de réfugiés année après année.

Après avoir autorisé l’arrivée de 14.700 nouveaux demandeurs d’asile en 2017, 20.353 réfugiés sont entrés légalement sur le territoire en 2018.

Depuis début 2018, ce nombre a atteint 16.530 personnes, en provenance de zones en conflit ou dangereuses. Le ministère a d’ores et déjà prévenu que les cafouillages risquaient de se prolonger au-delà de 2021.

Source: Les Echos

Photo couverture: ANP

 

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