Trump fera-t-il tomber l’abject régime des Mollahs ?

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La presse française parle de la répression sanglante qui s’est abattue ces derniers jours sur la population iranienne, mais elle en parle un peu, juste un peu. 

Elle ressemble en cela au gouvernement français et à Macron, qui fait tout depuis des mois pour pratiquer l’apaisement vis-à-vis d’un régime abject.

Il n’y a pas si longtemps que Macron rencontrait très souriant le président potiche Hassan Rouhani, en faisant comme s’il ne savait pas que le véritable détenteur du pouvoir en Iran est Ali Khamenei.

Il n’y a pas si longtemps non plus que le même Macron recevait Mohamad Javad Zarif et tentait de forcer la main de Donald Trump pour qu’il rencontre le Ministre des Affaires étrangères du régime iranien.

Dans les quelques articles publiés en France sur la répression en Iran, les journalistes font un exercice d’équilibre nauséabond et mettent en parallèle les critiques adressées par Donald Trump au régime, et les propos de tortionnaires, membres de Gardiens de la Revolution, comme si les paroles d’un défenseur des opprimés ne valaient pas mieux que celles de criminels.

J’ai même pu lire des articles dans la presse française parlant avec politesse du «guide suprême» iranien et d’un «complot dangereux contre l’Iran fomenté par les Etats-Unis et Israël !

La situation réelle du peuple iranien et les actions ignobles du régime iranien ne sont peu ou prou jamais évoquées. Les effets positifs de la politique de Donald Trump vis-à-vis de l’Iran ne sont peu ou prou jamais évoqués non plus.

Il faut donc dire ici ce qui doit l’être : le régime des mollahs est un régime fanatique, totalitaire, destructeur, antisémite et meurtrier, ce qui en fait non seulement un régime infréquentable (dont les représentants, Hassan Rouhani, Mohamad Javad Zarif, ne doivent en aucun cas être fréquentés), mais un régime dont il faut souhaiter la chute et qu’il faut agir pour faire chuter.

C’est un régime qui se donne pour objectif explicite et affiché la destruction génocidaire d’Israël et qui a fait installer au centre de Téhéran un système de compte à rebours censé indiquer quand Israël sera effectivement détruit.  C’est un régime qui a ravagé l’économie et la société iraniennes, plongé le peuple iranien dans une misère matérielle et morale effroyable, et qui ne subsiste que grâce à un appareil répressif féroce et, hors même des périodes d’émeutes, sur des condamnations à mort expéditives, suivies d’exécutions sommaires par pendaison. C’est un régime qui aurait dû tomber depuis longtemps, et aucun prédécesseur de Donald Trump n’a fait le nécessaire.

Obama a fait même pire que ne pas faire le nécessaire puisqu’il a décidé au contraire de consolider le régime en lui accordant en juillet 2015 l’accès à des dizaines de milliards de dollars que le régime a immédiatement utilisés pour poursuivre sa course vers l’arme nucléaire, pour se doter de missiles plus sophistiqués et pour donner davantage d’argent aux groupes terroristes qu’il finance : Hamas, Djihad Islamique, Hezbollah, milices Houthi.

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C’est un régime fanatique contre lequel il est délicat de faire la guerre car il est très tard : s’il ne dispose pas encore de l’arme atomique, le régime des mollahs en est très proche, et il dispose aujourd’hui de moyens de bloquer le détroit d’Ormuz, de déclencher une pluie de missiles à même de faire des dégâts importants en Israël et de faire procéder à des attaques terroristes dans divers pays du monde occidental (et ceux qui ont critiqué intempestivement Donald Trump pour n’avoir pas riposté à la destruction d’un drone américain ou, plus récemment, à une attaque contre des installations pétrolières saoudiennes ne disposent pas de tous les paramètres).

C’est un régime vis –à-vis duquel la stratégie de Donald Trump est la plus optimale, et fonctionne.

Cette stratégie repose sur la dissuasion : le régime des mollahs est allé de provocations en attaques délétères, mais sait qu’il ne peut aller trop loin sans entraîner sa propre destruction (il a, je l’ai dit, frappé un drone américain, puis des installations pétrolières saoudiennes, mais il ne lancera très vraisemblablement pas d’attaque massive contre un navire de guerre américain ou contre Israël, et les forces de défense israéliennes ont pleinement raison de signaler, à titre préventif, qu’elles sont prêtes à détruire totalement le régime des mollahs en cas d’attaque).

Elle repose aussi sur l’asphyxie, qui est le complément de la dissuasion. Les sanctions américaines touchent très durement le régime et l’ont mis à genoux, voire davantage qu’à genoux. Les exportations de pétrole de l’Iran, presque unique source de financement du régime ont baissé de 90 pour cent et l’économie du pays est tout au bord de l’effondrement total. La monnaie iranienne est en chute libre, et les billets de banque iraniens ne vaudront bientôt plus même le prix du papier sur lequel ils sont imprimés.

La population souffre. Une très large part de celle-ci est, depuis longtemps, résolument hostile au régime. Et les soulèvements de ces derniers jours ont été porteurs de revendications économiques, mais ils ont eu aussi une dimension très politique.

Les manifestants ont crié des slogans hostiles aux interventions du régime à l’étranger et porteurs d’hommages au régime impérial de la dynastie Pahlavi, renversé par les hordes khomeinistes en 1979. Ils ont déchiré des portraits de Khamenei et Rouhani. Leur révolte a été écrasée, et tout indique qu’il y a des centaines de morts et des milliers de blessés.

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Parce que le régime est à bout de souffle, il n’a plus les moyens de financer Hamas, Djihad Islamique, Hezbollah et milices Houthi. Des soulèvements contre lui ont eu lieu aussi à Beyrouth, au Liban, et à Bagdad, en Irak : la population libanaise rejette le joug du Hezbollah, qui n’a plus un sou. La population irakienne ne veut plus des intrusions du régime des mollahs.

Des manifestations hostiles au Hamas ont eu lieu à Gaza, et les terroristes du Hamas sont voici peu restés passifs lorsque l’armée israélienne a détruit nombre de positions du Djihad Islamique palestinien : ils ne savent que trop bien que les caisses du Hamas sont vides et que l’armement dont ils disposent ne pourra pas aisément être remplacé s’il est détruit.

Les milices Houthi au Yémen ont accepté une trêve parce qu’elles sont épuisées.

La potentialité d’une attaque iranienne contre Israël est faible, mais il y a des fanatiques plus fanatiques que d’autres dans le régime des mollahs, et il n’est pas possible d’écarter cette potentialité à cent pour cent. Et la vigilance la plus extrême s’impose.

Les mollahs essaieront de tenir jusqu’aux élections présidentielles américaines, en espérant la victoire (très improbable) d’un démocrate. Ils continueront à exercer des chantages vis-à-vis de l’Union européenne et de compter sur des gens au comportement de carpette, tels Macron, mais ils sont tout au bord de l’effondrement.

Il est terrible que cette proximité de l’effondrement s’accompagne d’un bain de sang.

Il est regrettable que les Etats-Unis ne puissent pas accélérer l’effondrement et le rendre plus rapide.

Il est consternant que les dirigeants de la France et de l’Allemagne se soient placés du côté des criminels. Cette attitude est, hélas, devenue quasiment la règle depuis des années.

FILE PHOTO: People rally in support of Iranian anti-government protests in Los Angeles, California, U.S. January 7, 2018. REUTERS/Monica Almeida/File Photo – RC1106F61E20

Il est scandaleux que tant de journalistes en France ne se placent pas eux-mêmes du côté des victimes. Cette attitude est aussi devenue quasiment la règle depuis des années.

Trump peut-il faire tomber le régime des mollahs ? La réponse est oui. La France et l’Allemagne sont-elles du côté de Trump sur ce point ? La réponse est non. La France et l’Allemagne ne sont jamais du côté de Trump, et quand la France et l’Allemagne voient un ennemi d’Israël et des Etats-Unis, elles choisissent toujours l’ennemi d’Israël et des Etats-Unis.

Dire que c’est consternant est infiniment peu dire.

© Guy Millière pour Dreuz.info.

Ceci est mon bloc de texte après le contenu de mon article.

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