Impeachment : le Congrès vote le renvoi de Trump en procès au Sénat

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Comme attendu, la Chambre des représentants, à majorité démocrate, a renvoyé Donald Trump en procès en destitution. Le Sénat, qui est aux main des républicains, décidera de son sort.

La Chambre des représentant a voté dans la nuit du 18 au 19 décembre l’ouverture du procès en destitution du président américain Donald Trump. Un vote qui a suivi des lignes partisanes, puisque les démocrates ont dans leur écrasante majorité voté pour, à l’inverse des républicains.

Contrôlée par les démocrates, la Chambre a adopté, avec 230 voix pour, 197 contre et une abstention, le chef d’«abus de pouvoir» contre Trump. Il reviendra au Sénat d’organiser son procès, probablement en janvier. Les républicains, majoritaires à la chambre haute du Congrès, ne font pas cependant mystère de leur intention de l’acquitter.

La Chambre des représentants a également adopté un second chef d’accusation contre Donald Trump, l’entrave au travail du Congrès, en raison de son refus de participer à l’enquête en destitution le visant. Un chef d’accusation adopté avec 229 voix pour, 198 contre et une abstention, selon des lignes strictement partisanes (à quatre exceptions près).

Donald Trump a dénoncé dans la foulée depuis le Michigan la «haine» des démocrates du Congrès.

« Les démocrates essayent d’annuler le vote de dizaines de millions d’Américains »

«Pendant que nous créons des emplois et que nous nous battons pour le Michigan, la gauche radicale au Congrès est rongée par l’envie, la haine et la rage, vous voyez ce qu’il se passe», a-t-il lancé lors d’un meeting de campagne depuis la ville de Battle Creek. «Les démocrates essayent d’annuler le vote de dizaines de millions d’Américains», a-t-il ajouté.

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Cette procédure qui divise profondément l’Amérique a été lancée contre Donald Trump par les élus démocrates. Ces derniers le soupçonnent d’avoir fait pression en juillet sur le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, afin de nuire à Joe Biden, rival potentiel pour la présidentielle de 2020.

Ils accusent le, président américain d’avoir souhaité conditionner une aide militaire de 400 millions de dollars à l’ouverture d’une enquête sur le fils de l’ancien vice-président démocrate, qui a siégé à la direction de Burisma, un groupe gazier ukrainien un temps soupçonné de pratiques douteuses.

Des assertions jusqu’à présent dénuées de preuves, et réfutées à plusieurs par Volodymyr Zelensky lui-même. «Seul mon fils de 6 ans peut faire pression sur moi», avait-il affirmé en septembre, arguant ainsi que l’Ukraine était un pays indépendant et n’avait subi aucune pression de la part du président américain.
En octobre et novembre, la commission d’enquête de la Chambre a entendu une dizaine de témoins lors d’auditions à huis clos puis publiques.

Une destitution très peu probable

Donald Trump a de son côté fait déclassifier en septembre la retranscription d’une conversation téléphonique du 25 juillet dans laquelle il demande au président ukrainien de se renseigner sur une ancienne enquête sur le fils de Joe Biden, stoppée en 2016. «[Joe] Biden s’est vanté d’avoir arrêté l’enquête alors si vous pouviez vous renseigner… ça m’a l’air horrible», avait-il notamment déclaré au cours de l’entretien. Il martèle depuis qu’il n’a commis aucune faute et que les Biden, père et fils sont «corrompus».

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Le camp présidentiel explique par ailleurs que les 400 millions de dollars d’aide ont été versés à l’Ukraine sans que celle-ci ait ouvert d’enquête sur les Biden, ce qui prouve qu’il n’y a pas eu de proposition de «donnant donnant».

La procédure en destitution lancée contre Donald Trump en conséquence de ces accusations a peu de chance d’aboutir. Le Sénat, qui doit organiser le procès du président est en effet contrôlé par les républicains. Les démocrates doivent convaincre, en l’état actuel des forces, 20 sénateurs de l’autre camp de voter pour l’un des deux articles d’accusation, ce qui paraît très improbable.

Source: RT

Crédits photo: Jonathan Ernst/Reuters

 

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