Pour 2020, la fin du monde!

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Bonne année – ce sera la dernière.

2020, bien mieux que 2012 et les imbécilités du Calendrier Maya, sera la marque de grandes catastrophes dont certains esprits supérieurs ont déjà devinés l’imminence. Elles pourraient marquer la fin de la civilisation telle que nous la connaissions. Voilà donc une petite partie de ce qui nous attend cette année:

[Les] grandes villes européennes sont englouties sous la mer montante, alors que la Grande-Bretagne est plongée dans un climat «sibérien». Conflit nucléaire, méga-sécheresses, famine et émeutes généralisées éclatent à travers le monde.

Un changement climatique brutal peut amener la planète au bord de l’anarchie alors que les pays développent un arsenal nucléaire pour défendre et sécuriser un approvisionnement en déclin en nourriture, en eau et en énergie. La menace contre la stabilité mondiale éclipse largement celle du terrorisme, affirment les experts.

Les perturbations et les conflits seront des caractéristiques endémiques de la vie sur terre. [En 2020], Encore une fois, la guerre définit la vie humaine.

Vous n’avez pas les pieds mouillés? Vérifiez donc à deux fois.

Évidemment, vous pourriez croire, en regardant au dehors, où tout est calme, que le texte ci-dessus n’est qu’un ramassis d’âneries écrites par de mauvais auteurs de science-fiction.

Vous auriez tort.

Il s’agit d’un petit extrait d’un rapport “scientifique” (les guillemets sont de rigueur) émis par les plus brillants esprits de notre temps, des experts travaillant ou consultés par le Pentagone sur le sujet du réchauffement climatique.

D’ailleurs, les rédacteurs finaux du rapport proprement dit, Peter Schwartz, consultant de la CIA et ancien chef de la planification au Royal Dutch / Shell Group, et Doug Randall du Global Business Network en Californie, déclarent que le changement climatique “devrait être élevé au-delà d’un débat scientifique pour devenir un problème de sécurité nationale américain”.

Bon, allez, je vous donne la clef de l’énigme. Tout ceci est authentique, le document entier est disponible ici (en anglais), mais le rapport date de 2004.

Voilà tout simplement comment les auteurs et les experts consultés imaginaient de façon plausible l’évolution du monde pour les seize ans plus tard. Greta Thunberg venait à peine de souffler sa première bougie, mais le Monde était déjà promis à sa fin.

En 2004, 2020 semblait loin. Le rapport fut présenté à la Maison Blanche, occupée par un certain George W. Bush à l’époque, et eut même droit à son attention dans les médias. En février 2004, le quotidien anglais de gauche The Guardian et bien d’autres se firent l’écho de ce rapport secret du DoD (Department of Defense) prévoyant une catastrophe climatique seize ans plus tard.

Nous y sommes, et bien entendu la catastrophe n’est pas là. Le catastrophisme, lui, ne s’est jamais aussi bien porté.

C’est ainsi que fonctionne la magie du réchauffement climatique. La planète et l’humanité sont vouées à l’apocalypse “si on n’agit pas tout de suite”, “si on ne fait pas plus” on se plaint sans cesse que “les mesures  prises sont clairement insuffisantes” ; et d’ailleurs “c’est maintenant le dernier moment pour agir”… Air connu, pour ceux qui connaissent la chanson.

Année après année, décennie après décennie, les mêmes phrases se répètent. Il n’y a que ceux qui les entendent pour la première fois pour ne pas comprendre qu’elles sont creuses.

N’excusons pas ce rapport comme un texte lancé à la va-vite promettant des catastrophes surgies de nulle part à dans un horizon perçu comme lointain. La catastrophe annoncée arrive année après année à un rythme soutenu:

La sécheresse persiste pendant toute la décennie dans les régions agricoles essentielles et dans les zones autour des principaux centres de population en Europe et dans l’est de l’Amérique du Nord. Les températures annuelles moyennes chutent jusqu’à 5° Fahrenheit en Asie et en Amérique du Nord et jusqu’à 6° Fahrenheit en Europe.

Les températures augmentent jusqu’à 4° Fahrenheit dans des zones-clés de l’Australie, de l’Amérique du Sud et de l’Afrique australe. Les tempêtes et les vents d’hiver s’intensifient, amplifiant l’impact des changements. L’Europe de l’Ouest et le Pacifique Nord sont confrontés à des vents d’ouest renforcés (…)

2012: une sécheresse sévère et le froid poussent les populations scandinaves vers le sud, et sont repoussées par l’UE. Le sud-est des États-Unis et le Mexique sont envahis par un flot de réfugiés venus des Îles Caraïbes.

2015: Le conflit au sein de l’UE concernant l’approvisionnement en eau et en nourriture entraîne des escarmouches et des relations diplomatiques tendues 2018: la Russie rejoint l’UE, fournissant des ressources énergétiques.

2020: Migration des pays du nord comme la Hollande et l’Allemagne vers l’Espagne et l’Italie. [Ne me demandez pas pourquoi…]

En fait, dans la droite ligne du film-catastrophe de propagande Le Jour d’Après de Roland Emmerich, le rapport prévoit dès 2004-2005 “des inondations généralisées dues à une élévation du niveau de la mer” qui “vont provoquer des bouleversements majeurs pour des millions de personnes”…

Le tout alors que le monde réel avait déjà commencé sa pause de 17 ans sans réchauffement, ce qui n’a jamais empêché les croyants (et les scientifiques malhonnêtes) d’en voir partout la marque.

Mais Internet n’oublie pas. L’eau a coulé sous les ponts depuis le Protocole de Kyoto en 1995. Le flot de prévisions alarmistes ne s’est jamais interrompu depuis vingt-cinq ans ; les spectateurs de la RTS ont droit à leur petit reportage de propagande quasiment tous les soirs.

Il n’empêche: par la seule force du temps qui passe, les échéances des catastrophes prévues n’en finissent pas d’arriver et de montrer le ridicule de leurs auteurs et de tous ceux qui les ont suivis sans le moindre esprit critique.

La leçon a tout de même été apprise ; désormais, les “scientifiques” évoquent plus souvent des échéances plus lointaines encore pour leurs prédictions catastrophistes, jusqu’à 2100. Quitte à se couvrir de ridicule et devenir la risée de tous, autant que ce soit à titre posthume.

Stéphane Montabert – Sur le Web et sur Les Observateurs.ch, le 9 janvier 2020

Source: Les Observateurs.ch

 

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