Greta Thunberg ou l’écologie adolescente

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Greta Thunberg, adolescente, représente bien l’écologie actuelle qui est, elle aussi, adolescente.

En témoigne un article paru dans le Guardian du 10 janvier dernier, cosigné par 21 jeunes activistes pour le climat, dans lequel ces jeunes somment les dirigeants de la planète de leur donner immédiatement ce qu’ils veulent (au sujet des énergies fossiles) comme des enfants réclamant des bonbons : «Nous ne voulons pas que ces choses se fassent d’ici 2050, 2030 ou même 2021, NOUS VOULONS QUE CELA SOIT FAIT MAINTENANT».

C’est une écologie en crise qui veut se couper de ses parents, qui veut s’éloigner de la réalité et de la raison. À l’image de l’adolescence, période de la vie ou les humeurs s’exacerbent, l’écologie mondiale se débat, crie, veut se sentir exister. Elle croit avoir découvert tous les problèmes du monde et pense, comme l’adolescent, que ses problèmes sont les plus importants, qu’il n’y a qu’elle.

Pour cette écologie, le reste n’a pas sa place. Mais elle a oublié le plus important : l’Homme. Ou, si elle ne l’a pas oublié, elle en fait son premier ennemi comme l’enfant entre deux âges qui s’en prend aux adultes et voit dans ses parents un contre-modèle qu’il ne faut pas suivre.

C’est pourquoi Greta, l’adolescente, se voit être rapidement utilisée comme chef de file d’un nouveau mouvement de pensée radicale et déshumanisant. La vraie écologie, antérieure à ce nouveau mode de pensée dominant, prend en compte, non seulement la nature mais aussi l’Homme, l’humanité, qu’elle voit comme faisant partie intégrante de cette nature, de ce que certains appellent le Vivant. C’est pourquoi la vraie écologie, celle qui existe bien avant Greta, l’écologie adulte et raisonnable, se comprend sous cette dénomination qui a fait du chemin aujourd’hui : l’écologie intégrale.

Greta Thunberg et ses pairs, adolescents éternels et révolutionnaires de salon, font fi de toute une tradition écologique respectueuse d’une création belle, où l’Homme trône en son centre. Ils sont, comme le dit Jacques Maritain, faisant une critique de la philosophie moderne (Descartes, Rousseau, Luther) dans Antimoderne (1921), les « archaïsants » de ce siècle. Ils pensent être les premiers à penser, détruisant, ce que même le mythe du progrès demande : un avenir radieux pour l’Homme. Leur écologie radicale rejette la personne humaine de l’équation pour ne s’attacher qu’à un «Vivant» réinventé par eux.

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C’est pourquoi l’écologie intégrale, plus réaliste (philosophiquement) – celle qui voit dans la nature, l’Homme et le reste du Vivant -, peut être qualifiée, toujours en reprenant les expressions de Jacques Maritain, d’«ultramoderne». C’est-à-dire que, tout en s’attachant à reconnaître l’importance de chaque partie du créé, cette écologie, à l’inverse d’une pensée adolescente qui feint la rébellion, s’attache à reconnaître que l’Homme est l’être le plus haut en dignité.

De même, ne suivant pas cette logique de rupture permanente voulue par l’écologie dominante (changement radical dans les modes de vie, progrès instantané des énergies dites renouvelables…), l’écologie intégrale s’inscrit dans la continuité : elle est conservatrice mais elle se préoccupe aussi de l’avenir, celui de préserver la création. C’est pourquoi elle est «ultramoderne».

L’écologie de l’école Thunberg en vient, finalement, à ambitionner un retour en arrière, vers un monde imaginé plus propre et plus sain ; en cela, cette pensée est archaïque. Le mythe du bon sauvage ne serait plus le point de départ de la société mais son aboutissement.

L’état de nature ne serait plus l’origine mais le but des sociétés. C’est le paradoxe du progrès prôné par l’écologie radicale. Son primitivisme idéologique demande à l’humanité de faire machine arrière, de garder non pas son cœur d’enfant mais son esprit d’adolescent, un esprit de révolte face à un monde où l’ordre qu’il présente fait obstacle à tous ses enfantillages.

Greta Thunberg est à l’image de ce monde, et les adultes qui l’ont choisi bien plus fautifs.

Greta Thunberg et le Facebook à son papa

Le papa de Greta Thunberg serait-il le rédacteur des messages que sa rebelle de fille poste sur Facebook ?

La question tourmente le climato-sceptique. Le jeudi 9 janvier, alors que le réseau social était victime d’un «bug» – mot autrement plus glorieux que «en panne» ou «en rideau», qui n’est plus utilisé que par les couturières -, les utilisateurs du réseau social découvraient, par suite de ce «dérangement», que les messages de la mascotte du climat étaient postés par son père et un dénommé Adarsh Prathap, activiste indien climatico-déprimé.

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Les deux hommes étant estampillés «auteurs» de la prose, le cas Greta s’aggravait. Prise en flagrant délit de téléguidage familial, marionnette aux mains de quelques ventriloques… Ah, on l’avait bien dit !

Tant de calomnies forcèrent Greta à sortir du bois pour démentir ce que les apparences indiquaient et remettre les pendules à l’heure de Stockholm. Que nenni, que nenni, il s’agit bien de littérature garantie de la main de Greta et bon papa ne ferait que cliquer sur la souris pour afficher le tout sur ce satané Facebook qui tombe toujours en panne.

La vérité sort de la bouche de l’ex-enfant par ces mots rapportés dans Valeurs actuelles :

«Comme j’ai choisi de ne pas être sur Facebook personnellement (j’ai essayé au début, mais ce n’était pas fait pour moi), j’utilise le compte de mon père pour reposter le contenu, parce que vous avez besoin d’un autre compte pour modérer une page Facebook.» Le bec du climato-narquois est cloué.

Débordée, surbookée, à la fois sur Instagram, Twitter, en bateau, en pétard, bataillant en tous lieux contre le dragon réchauffant, la jeune militante a autre chose à faire que se plonger dans la notice du réseau social. « Tous les textes postés sur ma page Facebook ont bien sûr été écrits par moi », répète la jeune fille. Plaignons donc ce pauvre père réduit à l’état de coursier, contraint de parcourir des kilomètres en traîneau jusqu’au point Wi-Fi le plus proche. Des va-et-vient incessants qui épuisent les chiens mais préservent la planète.

À l’image d’une jeune fille manipulée par son environnement familial se substitue, désormais, celle de parents assignés aux tâches ingrates par une militante politique sans pitié pour leur Alzheimer naissant. De son QG itinérant, Greta Thunberg tirerait les ficelles de son duo parental. L’élève a-telle dépassé le maître ? Problématique de l’œuf et de la poule. Que l’un dirige l’autre ou inversement, ce raté Facebook aura mis, une fois de plus, en évidence une entité aussi trouble que la cause qu’elle défend.

Source: Boulevard Voltaire

 

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