Bruxelles signe l’accord du Brexit

Temps de lecture : 3 minutes
Le Parlement européen doit encore donner son aval au texte qui verra le Royaume-Uni quitter l’Union européenne au 31 janvier.

Trois ans – et une crise politique sans précédent – après, le vote populaire des Britanniques a finalement été respecté. Le Premier ministre Boris Johnson a signé l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, prévue pour le 31 janvier.

«Aujourd’hui, j’ai signé l’accord de retrait pour que le Royaume-Uni quitte l’UE le 31 janvier, honorant le mandat démocratique du peuple britannique. Cette signature annonce un nouveau chapitre dans l’histoire de notre nation» : c’est par un message solennel, qui sied au moment historique qu’il marque, que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a définitivement mis un terme à l’interminable feuilleton du Brexit, le 24 janvier.


Avec l’aval formel d’Ursula von der Leyen et de Charles Michel, le texte va maintenant être soumis au Parlement européen le 29 janvier pour ratification. Puis, jeudi prochain, les diplomates des États membres de l’UE approuveront par écrit l’accord, assurant ainsi le départ en bon ordre de la Grande-Bretagne le 31 janvier à minuit.

Signe des changements à venir, l’UE a d’ores et déjà annoncé la nomination de son futur ambassadeur auprès du Royaume-Uni, devenu un pays tiers. Le Portugais Joao Vale de Almeida prendra ainsi ses fonctions à partir du 1er février.

Lire aussi:  Glasgow : des dizaines de milliers de manifestants pour l’indépendance de l’Ecosse à la veille du Brexit
Trois ans après

Il aura donc fallu attendre trois ans pour que le vote populaire des Britanniques qui, lors du référendum de 2016, avaient majoritairement choisi de quitter l’Union européenne, soit respecté. Trois années durant lesquelles les vents contraires auront été puissants pour tenter d’inverser cette décision, au point de faire éclore une crise politique sans précédent dans le pays.

Paralysée par l’inaction d’un Parlement incapable d’appliquer les résultats du vote, la situation a finalement été débloquée lors des élections législatives anticipées de décembre 2019. Le triomphe du conservateur Boris Johnson, qui avait axé sa campagne sur une sortie effective rapide – possible uniquement grâce au soutien décisif de l’architecte du Brexit, Nigel Farage – s’est apparenté à un nouveau plébiscite du Brexit.

Après 47 ans de tracé commun, les chemins du Royaume-Uni et de l’Union européenne vont donc se séparer. «Les choses vont inévitablement changer, mais notre amitié restera. Nous entamons un nouveau chapitre en tant que partenaires et alliés», a tenté de rassurer le président du Conseil, Charles Michel, dans un tweet. Mais, si les relations entre les deux entités resteront vraisemblablement cordiales, le problème se situe ailleurs pour les partisans du projet européen : un pays qui quitte le bloc est une première qui va marquer un précédent indélébile dans son histoire.

Source(s): RT / 20 Minutes

Crédits photo: © Keystone

 

Plus de partages

Laisser un commentaire

shares
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com