Suisse : 12 millions de francs volés à des retraités par des escrocs turcs

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12 millions de francs ont été escroqués en 2019 par des criminels à des retraités suisses – toujours avec la même astuce. L’ampleur des dégâts explose, la piste des coupables mène en Turquie.

L’escroquerie est perfide – et toujours la même : les fraudeurs appellent les retraités avec un numéro de téléphone manipulé, de sorte que le 117 apparaît sur l’écran de la personne contactée. Il n’y a pas de policier au bout de la ligne, mais un escroc turc qui essaie de s’emparer des économies de la victime.

Le prétendu policier met alors en garde : Un cambriolage a eu lieu à proximité, et la personne appelée est également sur le point d’être dévalisée. Les criminels viseraient le compte en banque de la personne retraitée. […]

Faux fonctionnaire en civil

Le faux policier conseille alors à l’intéressé de remettre temporairement tous les objets de valeur ainsi que les économies à un agent en civil et de n’en parler à personne en raison de l’enquête en cours.

Les nouveaux chiffres de l’Office fédéral de la police (Fedpol) montrent à quel point les fraudeurs réussissent cette escroquerie. Selon ces chiffres, le montant de cette escroquerie a explosé en Suisse. En 2019, les auteurs de ces actes ont volé 12 millions de francs à des personnes âgées sans défense, soit trois fois plus que l’année précédente et plus de 30 fois plus qu’en 2016.

[…]
Un retraité trompé à hauteur de 3,6 millions francs

Le cas le plus frappant à ce jour : des inconnus ont dérobé 3,6 millions de francs à une retraitée du canton de Zurich ! Les traces de ces faux policiers mènent en Turquie. Là, les commanditaires gèrent des centres d’appel créés spécialement à cet effet. Dès qu’une victime tombe dans le piège, des petits criminels d’Allemagne ou de Suisse viennent chercher de l’argent.

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Les enquêteurs supposent que les ficelles sont tirées par le clan Miri, une famille libano-turque étendue ayant des racines dans le crime organisé, en particulier en Allemagne.

Leur patron, Ibrahim Miri, a fait la une des journaux ces dernières semaines parce qu’il était à nouveau entré illégalement en Allemagne peu après son expulsion vers le Liban. En raison de ce cas spectaculaire, le ministre fédéral de l’intérieur Horst Seehofer a temporairement durci les contrôles aux frontières

[…]

(Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch)

Blick.ch

Nos remerciements à Daniel Brand

 

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