La France a délivré un visa à un djihadiste accusé de crimes de guerre

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Le ministère français des Affaires étrangères a avoué qu’un ancien porte-parole du groupe islamiste Jaich al-Islam avait obtenu un visa auprès du consulat de France à Istanbul.

Il avait été arrêté à Marseille le 29 janvier dernier. Majdi Mustapha Nameh, plus connu sous le nom de guerre d’Islam Allouche, a obtenu un visa auprès du consulat de France à Istanbul pour étudier dans un institut de recherche français, rapporte notamment Ouest-France, qui relaie une déclaration du ministère français des Affaires étrangères. 

« Un visa court séjour a été délivré sur la base d’un dossier complet, après interrogation des services ministériels compétents », a précisé la porte-parole du Quai d’Orsay. L’attribution de ces visas se partage entre le ministère de l’Intérieur et celui des Affaires étrangères. Les visas Schengen de court séjour sont attribués pour une durée de 90 jours.

Le 3 février dernier, Le Monde révélait déjà que le djihadiste était présent sur le territoire français depuis novembre, grâce à un visa Erasmus dans le cadre d’un échange universitaire avec l’université d’Aix-Marseille. Il était enregistré comme étudiant à l’Institut de recherche sur le monde arabe et musulman, qui relève du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Actes de torture, crimes de guerre, enlèvements… 

Dirigeant et porte-parole de Jaich al-Islam (Armée de l’islam), Islam Allouche, de son nom de guerre, est soupçonné d’avoir commis des crimes contre les populations civiles ayant vécu sous son joug de 2011 à 2018. Après son interpellation dans la cité phocéenne, il a été mis en examen pour « actes de torture et complicité », « crimes de guerre » et « complicités de disparitions forcées ».

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Le djihadiste est notamment soupçonné de la disparition de Razan Zaitouneh, figure du soulèvement populaire syrien de 2011, enlevée le 9 décembre 2013. Le président du Centre syrien des médias (SCM) a également réuni les témoignages d’autres victimes qui « impliquent directement Islam Allouche dans une série de crimes commis par le groupe », notamment l’enrôlement d’enfants et le recours à la torture », selon Le Monde.

A son apogée, son groupe terroriste était fort de 20 000 hommes et contrôlait d’une main de fer des pans entiers de la région de la Ghouta, autour de Damas.

Source(s): Valeurs Actuelles

Crédits photo: © JPDN/SIPA


 

 

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