COVID-19 : un deuxième mort déclaré en Italie… La situation s’aggrave en Corée du Sud, alors que l’OMS s’inquiète de l’apparition de cas atypiques

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39 cas de personnes infectées en Lombardie.

L’Italie est le premier pays européen à enregistrer des cas mortels de coronavirus parmi ses ressortissants, avec un deuxième décès annoncé samedi, obligeant les autorités à confiner une dizaine de villes du nord du pays pour contenir l’épidémie et rassurer des habitants inquiets.

Les victimes sont un maçon retraité de 78 ans qui résidait dans un petit village de Vénétie, région voisine de la Lombardie où un autre décès, celui d’une femme de 75 ans, a été annoncé samedi matin. Dans les deux cas, ces personnes étaient hospitalisées depuis une dizaine de jours pour d’autres affections mais ont été toutes les deux testées positives au nouveau coronavirus.

Au total, l’Italie compte désormais une quarantaine de cas de contamination dont au moins 32 en Lombardie autour d’un foyer identifié à Codogno, à 60 km de Milan, 7 en Vénétie, venus s’ajouter depuis vendredi à trois premiers cas soignés à Rome, selon la télévision Sky Italia. La femme décédée dans la nuit habitait à Casalpusterlengo, non loin de Codogno.

La péninsule est désormais le pays le plus touché en Europe par l’épidémie de pneumonie virale qui a démarré en Chine en décembre.

Des lieux publics fermés

Bars, écoles, églises ou encore stades: les lieux publics ont été fermés vendredi pour une semaine dans onze villes du nord de l’Italie. La mesure touche aussi les bibliothèques, les mairies, les magasins ainsi que les nombreux défilés de carnavals organisés en cette période de l’année.

Cette décision a été prise par le ministère de la Santé après qu’un premier foyer autochtone italien a été identifié à Codogno, près de Lodi, avec la contamination de 14 personnes dont un homme de 38 ans hospitalisé depuis mercredi.

Dans cette zone située à environ 60 km au sud-est de Milan, plus de 50.000 personnes sont en semi-confinement à domicile. En outre, 40 stades et salles de sports seront fermés aux matches de foot amateurs ainsi que les lieux de culte.

Le Premier ministre Giuseppe Conte, interrogé à Bruxelles par la presse italienne, s’est voulu rassurant en soulignant que l’Italie «applique un très haut niveau de précaution».

Les médias ont montré des rues désertes notamment à Codogno, localité de 15.000 habitants proche de Lodi, où six nouveaux cas italiens ont été détectés et qui a été la première à tout fermer, y compris les magasins d’alimentation.

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La situation s’aggrave en Corée du Sud

La Corée du Sud enregistre une forte hausse du nombre de personnes contaminées, avec 229 nouveaux cas. Avec un total de 433 cas rapportés par les autorités, le pays compte le deuxième plus grand nombre de malades sur son sol, après la Chine.

Selon le Premier ministre, Chung Sye-kyun, l’épidémie de Covid-19 est entrée dans une « phase grave et le gouvernement fait tout pour prévenir la propagation ».

Après deux décès, l’Iran ferme des écoles

L’Iran va fermer les écoles, universités et centres éducatifs dans deux villes, dont Qom (centre) où ont été enregistrés les deux premiers cas de coronavirus du pays, décédés depuis, a annoncé samedi la chaîne de télévision d’Etat.

Ces établissements de Qom et d’Arak (centre) seront fermés respectivement pour deux jours et une semaine à partir de dimanche, a-t-elle précisé.

Des cas atypiques

L’Organisation mondiale de la santé a exprimé sa préoccupation face à l’apparition de cas hors de Chine «sans lien épidémiologique clair, tels que les antécédents de voyage ou les contacts avec un cas confirmé», écrit l’AFP.

L’inquiétude grandissait vendredi 21 février à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, pour la première fois, a affirmé que la période propice pour enrayer l’épidémie due au nouveau coronavirus «se rétrécit» et s’alarme de l’absence de «lien épidémiologique clair» dans des cas apparus en dehors de la Chine, rapporte l’AFP.

Les nouveaux foyers de la maladie se multiplient: premier cas confirmé au Liban, deux décès supplémentaires en Iran, doublement des cas en Corée du Sud et quelque 500 prisonniers contaminés en Chine.

Signe de nervosité croissante, neuf villes du nord de l’Italie ont fermé vendredi 21 février bars, écoles et autres lieux publics en raison des soupçons de contamination pesant sur plusieurs personnes, poursuit l’agence de presse.

À Genève, le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tiré la sonnette d’alarme: «Au moment où nous parlons, nous sommes encore dans une phase où il est possible de contenir l’épidémie». Mais la «fenêtre de tir se rétrécit», a-t-il averti, en déplorant le manque de soutien financier international.

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L’OMS est particulièrement préoccupée par l’apparition de cas hors de Chine «sans lien épidémiologique clair, tels que les antécédents de voyage ou les contacts avec un cas confirmé».

«Nous voyons que la situation évolue», a souligné le Dr Sylvie Briand, directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux à l’OMS: «Non seulement le nombre de cas augmente mais nous voyons aussi différents modèles de transmission dans différents endroits».

L’OMS refuse pour l’instant de parler de pandémie, mais considère qu’il y a «des épidémies différentes, montrant des phases différentes», a-t-elle expliqué. «Nous essayons de trouver un sens à toutes ces situations différentes dans le monde».

Signe de son inquiétude, l’institution spécialisée de l’Onu a annoncé la nomination de six envoyés spéciaux, parmi lesquels David Nabarro, ancien coordonnateur de l’Onu pour Ebola lors de l’épidémie qui toucha l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016.

Soulignant une fois de plus les mesures «sérieuses» prises par la Chine à Wuhan et Hubei pour contenir l’épidémie, le patron de l’OMS a appelé les «autres pays», sans les citer, à être également «très, très sérieux».

L’épidémie a déjà fait plus de 2.200 morts et a contaminé plus de 75.000 personnes en Chine et plus de 1.100 ailleurs dans le monde.

Si le nombre de nouveaux cas quotidiens en Chine a baissé durant quatre jours consécutifs, il est reparti à la hausse (avec au moins 889 nouveaux cas, contre 673 la veille), a annoncé vendredi 21 février le ministère de la Santé.

La Chine a pourtant placé de facto en quarantaine plus de 50 millions de personnes dans la province du Hubei (centre) et dans son chef-lieu Wuhan, épicentre de l’épidémie.

Par ailleurs, plusieurs États ont interdit l’entrée sur leur territoire aux voyageurs venant de Chine, et de nombreuses compagnies aériennes ont suspendu leurs vols à destination comme en provenance de l’Empire du milieu.

Mais ces restrictions n’ont pas empêché l’émergence de nouveaux cas ailleurs dans le monde, avec 11 décès hors de Chine continentale (hors Hong Kong et Macao).

Source(s): Sputnik [1]-[2] / 20 Minutes

 

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