Les morts du coronavirus ne sont pas comparables à la grippe, selon cet expert

Temps de lecture : 2 minutes
Sur France Inter, l’épidémiologiste Arnaud Fontanet a fait le point sur les décès liés à la grippe et ceux liés aux coronavirus.

Alors que l’Italie a recensé pas moins de 400 cas de coronavirus en quelques jours, les autorités françaises se préparent à une éventuelle épidémie. Depuis le début de cette crise sanitaire mondiale, qui a débuté en décembre dans le marché de Wuhan, en Chine continentale, les décès liés au coronavirus ont régulièrement été comparés à ceux provoqués par la grippe.

Si le premier approche les 3000 morts dans le monde, la seconde fait elle chaque année en moyenne 10.000 morts en France. Une différence de chiffres qui interpelle.

Pour autant, si les symptômes de l’un et l’autre peuvent présenter des similitudes, les décès que ces deux virus entraînent ne sont en réalité pas du même acabit comme l’expliquait l’épidémiologiste Arnaud Fontanet sur France Inter ce mardi 25 février au matin.

“Avec le coronavirus, on a des inquiétudes légitimes par rapport à un virus qu’on ne connaît pas et dont on ne connaît pas le potentiel évolutif”, a d’abord rappelé l’expert avant de détailler les logiques comptables dans les deux cas.

“Ce qu’il faut dire avec les morts de la grippe, c’est qu’il s’agit de ‘morts indirectes’. On ne porte pas un diagnostic de grippe sur les 4000 à 10.000 personnes qui meurent chaque année. En fait, il y a un peu près 500 personnes qui vont aller en réanimation et éventuellement mourir de la grippe.

Mais les autres, ce sont des personnes âgées qui à l’occasion d’une grippe vont décompenser une autre affection qui peut être un infarctus, une bronchite, etc.”, détaille -t-il. Avant d’ajouter: “Ici avec ce nouveau coronavirus, les cas vont être comptés et les décès sont rapportés directement au virus”.

La virulence de la contagion est une autre différence notable. Les spécialistes semblent s’accorder sur le fait que chaque malade du coronavirus infecterait entre 2 et 3 personnes (ce qu’on appelle le “taux de reproduction de base” de la maladie, ou R0). C’est plus que la grippe (1,3), nettement moins que la rougeole (plus de 12), et comparable au Sras (3).

Lire aussi:  COVID-19 : la Russie interdit l’entrée aux Chinois, alors que le FMI met en garde contre un «ralentissement économique durable»

Selon l’expert, il n’y a par ailleurs aucune raison de penser que les personnes vaccinées contre la grippe sont mieux protégées que les autres contre les coronavirus.

Source(s): Huffpost

Crédits photo: © 123RF-Kateryna Kon


 

Ceci est mon bloc de texte après le contenu de mon article.

En savoir plus

Plus de partages

Laisser un commentaire

shares
WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com