Pétrole et coronavirus : les Bourses européennes dévissent à l’ouverture

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Selon l’Agence internationale de l’énergie, la demande mondiale de pétrole devrait se contracter pour la première fois depuis 2009, en raison de l’épidémie.

Par inquiétude du décrochage des cours du pétrole et des effets de l’épidémie de coronavirus sur l’économie mondiale, la tendance est à la chute pour les places financières.

À l’ouverture ce lundi, la Bourse de Paris dévissait à nouveau de 5,71 %, à 9 h 18, après un retard à l’ouverture, l’indice CAC 40 chutait de 293,84 points à 4 845,27 points.

Vendredi, il avait déjà plongé de 4,14 %. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande mondiale de pétrole devrait se contracter cette année, pour la première fois depuis 2009, en raison de l’épidémie du nouveau coronavirus. Elle s’attendait jusqu’à présent à une progression.

La demande devrait se contracter d’environ 90 000 barils par jour (bpj) par rapport à 2019, selon le scénario central de l’AIE, qui compte tenu de « l’extrême incertitude » publie aussi un scénario plus pessimiste (- 730 000 bpj) et un optimiste (+ 480 000 bpj).

Même son de cloche, donc, outre-Manche : la Bourse de Londres s’effondrait ce lundi de plus de 8 % à l’ouverture, l’indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 8,35 % à 5 923,02 points.

« Les marchés boursiers continuent de réagir à la propagation du coronavirus (…) mais l’effondrement des prix du pétrole et la fin de l’Opep + (et de l’Opep elle-même ?) ont donné des raisons supplémentaires de vendre », commente Chris Beauchamp, analyste chez IG.

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La Bourse de Madrid cédait au même moment près de 7 %, l’Ibex 35 perdait 6,7 % à 7 814 points à 8 h 07 (GMT). Le secteur bancaire chutait particulièrement lourdement (Banco Santander – 9,5 %, BBVA – 9,8 %).

Une guerre des prix du pétrole

La Bourse de Francfort plongeait de 7,4 %, l’indice vedette Dax a perdu 851,8 points à l’ouverture, à 11 690,87 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes se tassait de 6,31 % à 23 189,48 points dans les premiers échanges.

La Bourse d’Oslo, très fortement axée sur les matières premières, a décroché lourdement de 12 % peu après l’ouverture lundi. La Norvège est le plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, ce qui se reflète dans la composition de ses indices boursiers.

Les cours du pétrole se sont également effondrés de plus de 30 % en Asie lundi matin, enregistrant la chute la plus sévère depuis la guerre du Golfe de 1991, après que l’Arabie saoudite a lancé une guerre des prix du brut.

Vendredi, Moscou s’est opposé à une nouvelle réduction de la production de pétrole pour enrayer la baisse des cours due à l’épidémie de coronavirus. L’Arabie saoudite a alors décidé de baisser ses prix pétroliers à la livraison, entraînant la chute de plusieurs places boursières, dont celles des pays du Golfe, d’Asie et de Sydney.

[…]

Source(s): Le Point

Crédit photo: © Reuters


 

 

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