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Bloc de glace qui fond sur une ardoise, fougère séchée, porte-badge de conférence vide et stylo plume (image générée par IA)
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Climat

COP26 à Glasgow : le pacte climatique, l'Arctique et les promesses

La COP26, vingt-sixième conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, s'est tenue à Glasgow du 31 octobre au 13 novembre 2021. Prévue en novembre 2020, elle avait été repoussée d'un an à cause de la pandémie de Covid-19. Le Royaume-Uni en assurait la présidence, en partenariat avec l'Italie.

La COP26 de Glasgow, reportée d'un an par la pandémie

Il s'agissait de la première conférence où les États devaient présenter des contributions nationales révisées, cinq ans après l'Accord de Paris. Les négociations ont duré une journée de plus que prévu. Près de deux cents parties ont finalement adopté par consensus un texte de décision, connu sous le nom de pacte de Glasgow pour le climat.

Le pacte de Glasgow et la formule sur le charbon

Ce pacte demande aux États de renforcer leurs objectifs pour 2030 avant la fin de 2022. Il appelle aussi les pays développés à au moins doubler, d'ici 2025, les financements consacrés à l'adaptation par rapport au niveau de 2019. Pour la première fois, une décision de ce type mentionne explicitement le charbon et les subventions aux combustibles fossiles.

La rédaction sur le charbon a changé dans les dernières heures. Le projet parlait de sortie progressive, en anglais phase-out, de l'électricité au charbon sans captage. À la demande de l'Inde, soutenue par la Chine, le texte final retient une diminution progressive, phase-down. Plusieurs délégations, dont la Suisse, ont regretté publiquement cette formulation avant de l'accepter.

Méthane et forêts : les engagements signés en marge de la COP26

En marge des négociations, la COP26 a accueilli plusieurs déclarations volontaires. L'engagement mondial sur le méthane, lancé par les États-Unis et l'Union européenne, vise une baisse d'au moins 30 % des émissions de ce gaz d'ici 2030 par rapport à 2020. Plus d'une centaine de pays l'ont signé. La militante Greta Thunberg a qualifié le sommet d'échec.

La déclaration des dirigeants sur les forêts et l'utilisation des terres prévoit d'arrêter et d'inverser la perte de forêts d'ici 2030. Plus de cent trente pays, couvrant l'essentiel des forêts mondiales, s'y sont associés, dont le Brésil et l'Indonésie. Ces textes n'ont pas la force juridique d'une décision des parties et ne prévoient aucune sanction.

L'objectif de 1,5 °C après Glasgow

Inscrit dans l'Accord de Paris, l'objectif de 1,5 °C est devenu central à la COP26. À Glasgow, les parties ont reconnu que les effets seraient bien moindres à 1,5 °C qu'à 2 °C et décidé de poursuivre leurs efforts pour le respecter. Le GIEC jugeait nécessaire une baisse d'environ 45 % du CO2 d'ici 2030 par rapport à 2010.

Publié à la veille du sommet, le rapport annuel du Programme des Nations unies pour l'environnement sur l'écart d'émissions montrait une distance importante entre les promesses et cette trajectoire. Avec les contributions alors annoncées, le réchauffement attendu à la fin du siècle restait nettement supérieur à 2 °C. La neutralité carbone promise réduisait cet écart sans le combler.

L'Arctique, région qui se réchauffe le plus vite

L'Arctique se réchauffe beaucoup plus vite que la moyenne de la planète. Le Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique, l'AMAP, rattaché au Conseil de l'Arctique, a estimé en 2021 que la hausse y avait été trois fois plus rapide que la moyenne mondiale entre 1971 et 2019. Des travaux plus récents évoquent un rythme proche de quatre fois.

La banquise en fournit l'indicateur le plus visible. Mesurée par satellite depuis 1979, son étendue minimale de septembre a reculé d'environ 13 % par décennie, avec un minimum record en 2012. La fonte du pergélisol, la perte de masse du Groenland et le dégel précoce des rivières complètent ce tableau, documenté par le sixième rapport du GIEC.

Gestes symboliques autour du sommet

Comme lors des conférences précédentes, artistes, scientifiques et associations ont multiplié les gestes symboliques autour de la COP26 : installations dans les rues, sculptures, projections lumineuses, défilés. Une marche pour le climat a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Glasgow le samedi 6 novembre 2021, malgré la pluie.

Ces actions cherchent à rendre tangibles des phénomènes lents, comme la fonte des glaces, pour un public qui suit les négociations de loin. Elles n'influent pas directement sur les textes, discutés article par article par les délégations. Lors de la COP21 à Paris, en 2015, l'artiste Olafur Eliasson avait disposé des blocs de glace du Groenland devant le Panthéon.

De Charm el-Cheikh à Bakou : les conférences suivantes

La COP27, réunie à Charm el-Cheikh en Égypte en novembre 2022, a décidé la création d'un fonds pour les pertes et préjudices destiné aux pays les plus vulnérables. L'année suivante, la COP28 de Dubaï a clos le premier bilan mondial de l'Accord de Paris et appelé à une transition hors des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques.

À Bakou, en novembre 2024, la COP29 a fixé un nouvel objectif de financement : au moins 300 milliards de dollars par an d'ici 2035 en faveur des pays en développement. La COP30 s'est tenue à Belém, au Brésil, en novembre 2025. Les contributions nationales pour 2035, attendues pour cette conférence, prolongent le calendrier fixé à Glasgow.

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Questions fréquentes

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Pourquoi la COP26 a-t-elle eu lieu en 2021 et non en 2020 ?

La conférence était prévue en novembre 2020 à Glasgow. La pandémie de Covid-19 a conduit le Royaume-Uni et le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies à la reporter d'un an, en raison des restrictions de voyage et des risques sanitaires. Les sessions préparatoires de 2021 se sont en partie déroulées en ligne.

Qu'est-ce que le pacte de Glasgow pour le climat ?

C'est la décision principale adoptée par consensus à la fin de la conférence, le 13 novembre 2021. Elle demande de renforcer les objectifs nationaux pour 2030, d'augmenter le financement de l'adaptation et de réduire l'usage du charbon. Le même ensemble de décisions a aussi finalisé les règles d'application de l'Accord de Paris, notamment sur les marchés carbone.

Quelle différence entre phase-out et phase-down pour le charbon ?

Le terme anglais phase-out désigne une sortie complète, à terme, d'une énergie. Phase-down signifie une réduction progressive, sans échéance de disparition. Le texte final de Glasgow retient la seconde formule pour l'électricité produite au charbon sans captage du carbone, à la suite d'une modification proposée par l'Inde dans les dernières heures.

Pourquoi l'Arctique se réchauffe-t-il plus vite que le reste du monde ?

Plusieurs mécanismes s'additionnent. Quand la banquise fond, l'océan sombre absorbe davantage de rayonnement solaire que la glace blanche, ce qui accélère le réchauffement. La structure de la basse atmosphère polaire et le transport de chaleur depuis les latitudes moyennes renforcent cet effet, que les climatologues appellent amplification arctique depuis plusieurs décennies.

Les engagements sur le méthane et les forêts sont-ils contraignants ?

Non. L'engagement mondial sur le méthane et la déclaration sur les forêts sont des initiatives volontaires signées en marge des négociations, sans mécanisme de sanction. Chaque pays décide de la manière de les appliquer dans sa politique nationale. Leur suivi repose sur des rapports publiés par les signataires et par des organisations indépendantes.

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Note de la rédaction Sources : les actes et institutions cités. Mise en ligne le 3 octobre 2026. Signaler une erreur · la méthode.