«Elle est hélas ce vers quoi l’Homme va»: quand Michel Onfray s’en prend à la «cyborg suédoise» Greta Thunberg

Invitée de l’Assemblée nationale mardi 23 juillet, Greta Thunberg a annoncé aux élus français «de mauvaises nouvelles» sur le changement climatique. Ce discours de la militante écologiste de 16 ans n’a pas convaincu le philosophe Michel Onfray qui l’a critiquée pour avoir prononcé «le texte d’autres qui n’apparaissent pas».

Âgée de 16 ans, le militante écologiste suédoise Greta Thunberg a appelé ce mardi les élus français à «écouter les scientifiques» pour ne pas arriver au point où l’humanité ne sera plus «en mesure de revenir en arrière sur le changement climatique».

Ni la personnalité, ni le discours de la jeune fille n’était au goût du philosophe Michel Onfray qui s’en est violemment pris à ce qu’elle représente dans un article intitulé «Greta la science» publié sur son site.

«La jeune fille qui ne sourit jamais»

Ironisant au sujet de François de Rugy, le philosophe estime que la végane Greta Thunberg pourrait bien remplacer l’ex-ministre de la Transition écologique car elle «n’aurait jamais pu causer la mort de ces pauvres crustacés géants» ni vider «la cave du contribuable», en outre M.Onfray reste sceptique quant au côté humain de sa personnalité.

«Cette jeune fille arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion: ni sourire, ni rire, ni étonnement, ni stupéfaction, ni peine, ni joie. Elle fait songer à ces poupées en silicone qui annoncent la fin de l’humain et l’avènement du posthumain. Elle a le visage, l’âge, le sexe et le corps d’un cyborg du troisième millénaire: son enveloppe est neutre. Elle est hélas ce vers quoi l’Homme va», estime le philosophe.

Écrit-elle elle-même ses discours?

M.Onfray s’interroge ensuite sur les connaissances de cette jeune fille qui appelle sans cesse à «respecter la science» tandis qu’elle sèche régulièrement l’école et a même annoncé son intention de ne pas aller en cours pendant un an afin de poursuivre son engagement contre le changement climatique.

«Pour Greta Thumberg, il semble que la science se réduise au compendium de passages à réciter», poursuit l’écrivain en faisant allusion aux rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) que la jeune fille citait lors de son discours.

Et d’ajouter:

«Ce qu’elle lit, à défaut de le dire librement, n’est pas écrit par une jeune fille de son âge. La plume sent trop le techno. Sa voix porte le texte d’autres qui n’apparaissent pas. Qu’est-donc d’autre qu’un cyborg, si ce n’est le sujet d’acteurs invisibles?»

Pour M.Onfray, la militante suédois n’est que la représentante d’une attitude qui se substitue à la raison des Lumières et opte selon le philosophe allemande Hans Jonas pour «une heuristique de la peur». «Autrement dit: il faut dramatiser, inquiéter, amplifier, exagérer, faire peur, c’est-à-dire tout le contraire de penser, examiner, réfléchir, débattre».

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Adultes qui se font mépriser

Michel Onfray s’indigne également des élus «qui jouissent à se trouver des maîtres et à jouir dans la soumission».

«À la tribune, il semblait que c’était Mélenchon dans le corps d’Alice au pays des merveilles […] elle a tapé les élus, elle a cogné les politiques, elle a frappé les chefs d’entreprise, elle a giflé les adultes, elle a molesté les journalistes, et le public a applaudi, la regardant comme s’il s’était agi d’une nouvelle apparition de Thérèse à Lourdes.»

À la fin de son article, le philosophe reconnaît qu’«il n’y a rien à reprocher à une enfant qui veut voir jusqu’où va son pouvoir d’agenouiller les adultes c’est dans l’ordre des choses». Le pire, selon lui, «se trouve chez ces adultes qui jouissent de se faire humilier par l’une de leur créature».

Sputnik

 

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